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Virtuel, hebdomadaire, pour les arts et la culture dans nos Laurentides Édition du 17 janvier 2018

La dérive et Instabilité

La dérive de Chloé Beaulac

Ces images sont, de prime abord, des captures de moment. Ces instantanés définissent ce sentiment de se laisser aller à la dérive, ce sentiment de liberté lors du voyage spontané. Point par point, brûlure par brûlure, l’image figurative est transformée et interpelle la mémoire du moment. J’ai travaillé, pendant plusieurs années, à réinterpréter le souvenir d’images de moments de dérive. J’ai opté un traitement détournant le souvenir de l’image, à la manière que les souvenirs sont altérés avec le temps qui passe. Avec le temps, le souvenir d’un moment est altéré, changé et est réinterprété. Ma démarche en pyrogravure se rapproche de celle du pointillisme. Ayant expérimenté et développé une technique originale qui amalgame la pyrogravure, le dessin, la peinture et le marouflage sur papier, ces tableaux sont une forme de memento mori, un rappel que parfois des grands détours sont nécessaire.

Instabilité de Caroline Gagnon

À travers ma pratique, je cherche à voir comment l’image se construit, tant à travers un procédé qu’à travers le regard que l’on y projette. Mon travail est ancré dans l’observation de la matière. Je porte un regard attentif à ce qui la transforme, ainsi qu'aux traces qui en résultent.

Ayant à la base une pratique en lithographie, j’utilise principalement le lavis d’encre pour son imprévisibilité et pour la diversité des formes qu’il produit. Je m’intéresse à la complexité qui émerge de ces fractales d’encre, de la puissance évocatrice que rend possible leur dualité visuelle. Elles évoquent à la fois des éléments organiques ou géographiques, tant par leur aspect que par leur structure. Les mouvements et les phénomènes qui les génèrent renvoient à comment la matière fluide s’organise, à l’échelle microscopique comme macroscopique.

Je m’intéresse à l'estampe davantage en tant que processus qu’en tant que finalité. Au moyen de la vidéo et de l’installation, j'ai présenté l'image dans ses différents états, de la matière fluide du lavis jusqu'à l'image imprimée. Je cherche en quelque sorte à déconstruire le procédé d'impression pour le faire voir en tant qu'une suite de gestes et transformations, dont chaque étape possède un potentiel imageant.

Chloé Beaulac et Caroline Gagnon exposent au Centre d’exposition de Val-David.

Du 20 janvier au 6 mai. Pour plus d’infos, cliquez.

Chloé Beaulac

La dérive

Caroline Gagnon

Instabilité