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Virtuel, hebdomadaire, pour les arts et la culture dans nos Laurentides Édition du 22 mars 2017

Les jardins de Mariam

Il arrive parfois qu'un geste posé nous amène ailleurs, dans une toute autre direction. C'est ce qui m'est arrivé. En 2015, je contactais par courriel une carmélite française en Israël afin de l'informer de la parution de mon recueil sur Édith Stein (1891-1942), philosophe, écrivaine et carmélite. Elle me répondit par politesse. Nous avons échangé quelques courriels, quand elle eut l'inspiration de me demander si je connaissais la fondatrice des Carmels de Bethléem et de Nazareth. Oui, répondis-je. Elle me lança le défi d'écrire sur Mariam Baouardy (1846-1878), une moniale palestinienne, analphabète, stigmatisée bénéficiant de visions et d'une grande sagesse.

Après réflexion, j'entrais dans les jardins de Mariam, à partir d'une biographie en italien et des lettres de cette mystique palestinienne dictées à ses consœurs. J'ai fait usage du latin dans les titres pour donner une touche ancienne, un peu à la manière des photos sépia d'autrefois.

Ce recueil de poésie biographique est publié en avril 2016. On peut le commander au Québec chez Renaud-Bray.

Bonne promenade!

Denis Morin

Ma vie rouge Kubrick

Voici un livre qui ne ressemble à aucun autre. Simon Roy y décortique le film de Stanley Kubrick, The Shining, l’histoire (inspirée du roman de Stephen King), les obsessions narratives, les sens cachés, les secrets, les effets, le tournage, les anecdotes, bref à peu près tout. Mais ce livre n’est pas que ça... Loin s’en faut!

Ma vie rouge Kubrick est ce que l’on peut appeler un essai-mémoire, où l’analyse du film de Kubrick s’enchevêtre avec le roman familial de son auteur, Simon Roy. C’est le récit éclaté et percutant de la rencontre d’un film et d’un gamin québécois qui le découvrit trop tôt, seul, à l’âge de dix ans, un samedi soir à la télé. Trente ans plus tard, le souvenir de cette rencontre et de son impact inexplicable sur lui est demeuré intact. Il s’agit de la scène primitive d’un terrible drame personnel que l’auteur révèle avec un tact exceptionnel. Une double histoire de meurtre et de suicide, un fil très tendu entre la folie, la vie, la mort.

Simon Roy, professeur de littérature, signe avec cet original et troublant témoignage un premier livre absolument remarquable, un essai fascinant qui ne plaira pas qu’aux amateurs de Kubrick, mais également aux lecteurs qui sont sensibles aux malheurs de la vie et à ce qu’il faut de force pour les surmonter.

Né le 14 juin 1968 à Saint-Alexis-de-Montcalm, Simon Roy complète ses études collégiales en lettres au Cégep de Joliette en 1987. Il poursuit sa formation à l’Université de Montréal où il obtient un baccalauréat en études françaises en 1990 et y termine sa maîtrise – sur un inédit d’Alain Grandbois – en 1991. Après avoir oeuvré à titre d’assistant-professeur dans le Yorkshire en Angleterre pendant un an, Simon Roy enseigne depuis son retour au Québec en 1992 au Collège Lionel-Groulx. En plus de collaborer au magazine littéraire Nuit blanche, il fait paraître des critiques sur une base régulière dans Alibis, revue spécialisée dans le thriller et le roman noir. Il a aussi tenu la barre de la chronique Des livres à l’étude pour la revue Lurelu, consacrée à la littérature jeunesse, où il a signé par ailleurs au fil des ans près de deux cents textes critiques. Il a été plusieurs années membre du comité de coordination du Prix littéraire des collégiens et est l’un des membres fondateurs du Prix collégial de cinéma québécois. En 2016, il a remporté le Prix Excellence des Grands prix de la culture des Laurentides.

Aux Éditions du Boréal.

Owen Hopkins, Esquire

Un affabulateur, un mythomane, un imposteur, voilà qui est Owen Hopkins aux yeux de son fils Jarvis. Quand arrive à Montréal la nouvelle qu’Owen se meurt sous le ciel gris et bas du Yorkshire, sa terre natale, Jarvis sait ce que cela signifie. Père et fils ont conclu un pacte quand celui-ci était encore enfant, et le temps est venu pour lui de remplir sa promesse.

Owen Hopkins, Esquire, roman aussi féroce que subtil, raconte l’histoire d’une relation ancienne et lointaine, faite de haine et de regret, de leurre et de légèreté, entre un fils endeuillé à vie et un père tôt parti, auprès de qui le rejeton se rend comme on va à la rencontre d’un étranger.

Après avoir publié Ma vie rouge Kubrick, un premier livre à mi-chemin entre la fiction et l’essai entrelaçant la fantasmagorie macabre du film The Shining et la réalité brutale d’un drame familial, Simon Roy donne ici son premier «vrai» roman, sans rien abandonner de sa manière d’écrire tout en fragments, en allusions et en métaphores.

Avec ce deuxième livre, Simon Roy vient confirmer la place unique qu’il occupe dans le paysage littéraire québécois. Il est un des rares écrivains à fonder son oeuvre sur le tragique, sur l’horreur, ce qui fait de la traversée de ses oeuvres une expérience humaine bouleversante.

Simon Roy est lauréat du Prix Excellence des Grands prix de la culture des Laurentides 2016.

Aux Éditions du Boréal.

Félix Leclerc, l'homme et la poésie

Pourquoi écrire sur Félix Leclerc? À l'adolescence, Félix Leclerc était un auteur obligatoire dans les cours de français et de littérature.  Il voisinait Anne Hébert, Gabrielle Roy, Yves Thériault, Émile Nelligan pour les Québécois et Albert Camus, Henri Troyat, François Mauriac, Paul Éluard, Simone de Beauvoir pour les Français.

Il y a de cela deux ans, je perdais mon père issu de cette génération de "taiseux" qui a travaillé à transformer le Québec.  Pour comprendre les temps d'avant, j'ai cru bon d'écouter les chansons du troubadour de l'Ile d'Orléans le regard tourné vers la France et de relire certains de ses récits.  Cela m'a permis de mieux comprendre le Québec d'avant 1976.

Ce recueil de poésie s'inspire du monde et de la vie de Félix Leclerc (1914-1988), ce pionnier des arts au Québec. J'ai donné le micro à Félix qui nous parle de son enfance, de ses amours, des chansons chantées tant en France qu'au Québec.

À ma façon, j'ai voulu rendre hommage à cette force tranquille, épris de silence au matin, fasciné autant par le blé sortant des labours que par la beauté de la langue française.

Bonne découverte!

Denis Morin

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du Réseau Biblio des Laurentides

L’Association des auteurs des Laurentides