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Virtuel, hebdomadaire, pour les arts et la culture dans nos Laurentides Édition du 24 mai 2017 Dans nos actualités, cette semaine…

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Lumière sur les créations scolaires

Afin de souligner l'importance de l'initiation à la création, c'est avec beaucoup d'enthousiasme que le MACL annonce l'inauguration d'une première exposition des pièces réalisées dans le cadre de ses visites et ateliers scolaires. Grâce au soutien des Caisses Desjardins de Saint-Jérôme et de Saint-Antoine-des-Laurentides, le Musée présentera les réalisations des élèves qui ont tous et toutes participé aux activités Subscribe Share Past Issues Translate organisées par le Musée dans le Parc Labelle les 23, 24 et 25 juin 2017.

Dans le cadre de l'exposition Cyclages, autour de la question du dessin et du mouvement, mille deux cents enfants ont été invités à réaliser une oeuvre lors d'un atelier au Musée. Le dessin figure parmi les premiers gestes qui permettent, dès le plus jeune âge, de s’exprimer. Même si certains l’ont oublié, nous savons tous dessiner parce que nous l’avons tous fait.

Le Musée d’art contemporain des Laurentides occupe depuis plusieurs années une place importante dans les écoles de notre région. Il accueille, chaque année, des milliers d’enfants provenant des écoles des Commissions scolaires de la Rivière-du-Nord et des Laurentides pour les initier à la culture en leur faisant découvrir l’art contemporain.

Dévoilement de la thématique 2017 de la Fête nationale du Québec

Le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) est fier de présenter la thématique 2017 de la Fête nationale du Québec : «Québec, emblème de notre fierté». Le visuel met en évidence l’emblème aviaire du Québec, le harfang des neiges, qui célèbre son trentième anniversaire cette année. En plus du symbole des plus connus qu’est le fleurdelisé, d’autres emblèmes nationaux occuperont une place de choix dans nos communications : l’emblème floral (l’iris versicolore) et l’emblème arboricole (le bouleau jaune). Le concept sera aussi étendu à nos bâtisseurs, à nos personnalités qui se démarquent par leur talent et leur passion et nous représentent aux quatre coins de la planète.

Pour l’occasion, l’écrivain et rappeur Biz a mis en mots cette thématique dans un texte sur un emblème historique (voire un héros!) hélas trop peu connu : «D’Iberville, un corsaire à la mesure de l’Amérique».

Cette année marque aussi le quarantième anniversaire de la Fête! En effet, le 11 mai 1977, le gouvernement du Québec a officiellement désigné le 24 juin, jour de la Saint-Jean-Baptiste, comme étant la Fête nationale du Québec. Fête de tous les Québécois, les célébrations des 23 et 24 juin sont synonymes de fierté et rassemblent plus de 2,5 millions de personnes par l’organisation de plus de cinq mille activités pour tous les goûts réparties sur sept cents sites, de Gatineau à Gaspé.

Le Coup d’envoi des festivités se tiendra le jeudi, 25 mai, à quatorze heures, au cabaret Lion d’Or, à Montréal (1676, rue Ontario Est), où seront dévoilés, entre autres, le porte-parole, la vidéo nationale, le récipiendaire du prix Artisan de la Fête nationale, ainsi qu’une partie de la programmation nationale.

Fondé en 1947, le MNQ coordonne la mise en oeuvre de la Fête nationale sur tout le territoire au nom du gouvernement du Québec depuis le 7 avril 1984. Il regroupe aujourd’hui dix-neuf Sociétés nationales et Sociétés Saint-Jean-Baptiste, réparties sur tout le territoire du Québec.

D’Iberville, un corsaire à la mesure de l’Amérique

Les emblèmes sont des totems, c’est-à-dire des représentations qui symbolisent les collectivités qui les ont adoptées. Ceux du Québec sont nombreux et variés. Ils peuvent être officiels (harfang des neiges, iris versicolore, bouleau jaune) ou officieux (ceinture fléchée, sirop d’érable) et de différents types (naturel, matériel, humain). À ce titre, une héroïne et un héros sont aussi des emblèmes, des boussoles dont la mémoire guide les esprits vers de plus vastes horizons.

À l’approche de la Fête nationale, permettez-moi de vous présenter un héros québécois méconnu, un fils de l’Amérique qui porte en lui le paradigme d’un monde nouveau et le gène d’un continent titan où, encore aujourd’hui, tout reste à faire.

Pierre Le Moyne d’Iberville est né à Montréal (Ville-Marie à l’époque) en 1661. Enfant d’un prospère marchand de fourrure normand, le jeune Pierre est promis à une carrière de prêtre. À douze ans, il troque le goupillon pour l’astrolabe et s’engage comme matelot sur le voilier de son oncle. À vingt-cinq ans, il se retrouve lieutenant d’un détachement de cent hommes en route pour la baie James. L’expédition a pour but de prendre des forts aux Anglais et ainsi d’assurer le contrôle du lucratif commerce des fourrures à la France.

Guidée par des Amérindiens, la troupe s’ébranle de Montréal le 30 mars 1686, en direction de Fort Monsoni (aujourd’hui Moose Factory). Lourdement armé, le convoi comporte une trentaine de canots et autant de traîneaux à chiens. Encore de nos jours, il s’agit d’un voyage éprouvant, de 1300 kilomètres. Imagine-t-on seulement la démesure de l’aventure, à une époque où l’on voyageait sans GPS, sans Kanuk et sans skidoo?

L’opération est un succès. D’Iberville impressionne par son courage et son génie militaire, tant sur terre que sur mer. Pendant dix ans, c’est dans les eaux glacées de la baie d’Hudson que d’Iberville forgera sa légende d’intrépide capitaine, capable de vaincre trois navires anglais avec son seul équipage. Au cours de cette période, il montera en grade, jusqu’à devenir, avec son contemporain Jean Bart, le corsaire le plus réputé de tout l’empire français. En 1699, Louis XIV reconnaît le courage du Cid canadien et lui remet en mains propres la Croix de Saint-Louis. C’est la première fois qu’un fils de la Nouvelle-France reçoit cette distinction, qui récompense le mérite militaire.

Ayant abandonné la baie d’Hudson aux Anglais, le roi de France a d’autres plans pour son corsaire. Il l’envoie repérer l’embouchure du Mississippi, dans le but d’y établir des peuplements français permanents. Visionnaire, d’Iberville entrevoit dès la fin du XVIIe siècle la future expansion continentale des colonies britanniques, jusqu’alors contenues entre les Appalaches et l’Atlantique : «Si la France ne se saisit pas de cette partie de l’Amérique qui est la plus belle, pour avoir une colonie, [...] la colonie anglaise qui devient très considérable s’augmentera de manière que, dans moins de cent années, elle sera assez forte pour se saisir de toute l’Amérique et en chasser toutes les autres nations.»

Au tournant du XVIIIe siècle, appuyé par des alliances diplomatiques avec les autochtones, il fonde les villes de Biloxi au Mississippi et de Mobile en Alabama, où l’on trouve une statue en son honneur. Un siècle plus tard, son rêve d’une Amérique française est à nouveau sacrifié sur l’autel politique, alors que Napoléon vend la Louisiane aux États-Unis.

Au contraire des officiers français nés et formés sur le vieux continent, d’Iberville s’inspire de la guérilla autochtone et adapte ses techniques militaires au climat du Nouveau-Monde. Non seulement intègre-t-il des Amérindiens dans ses détachements, mais il a aussi l’intelligence d’écouter leurs conseils et d’adopter leurs stratégies. Notamment, il préconise les attaques hivernales, au cours desquelles ses troupes, rompues aux climats rigoureux, se déplacent rapidement en raquettes.

Les cinq dernières années de sa vie sont difficiles. Entre deux attaques de fièvre, il peaufine ses plans et s’échine à convaincre Versailles de l’équiper pour bouter les Anglais hors de l’Amérique. Finalement, en 1706, il obtient une escadrille et fait route vers les Antilles. Il prend habilement l’île de Nevis aux Anglais avant de faire escale à Cuba. Malheureusement, il y meurt prématurément, au mois de juillet de la même année, probablement terrassé par la malaria. Il a quarante-cinq ans. Certains imaginent même qu’à la veille de bombarder les colonies de la Nouvelle-Angleterre, le corsaire a été empoisonné par des espions anglais…

On ne saura probablement jamais le fond de l’histoire. Mais il est permis de penser que, si d’Iberville avait pu mener à bien tous ses projets, l’Amérique au complet aurait été française. Les restes du corsaire reposent aujourd’hui à La Havane, où il a été inhumé sous le nom de dom Pedro Berbila. On retrouve aussi une statue à son effigie dans le vieux port de la ville.

Visualisés sur une carte, les nombreux périples du Cid canadien donnent le vertige. En vingt ans, il a bourlingué des glaces de la baie d’Hudson jusqu’au soleil des Antilles. Aussi à l’aise en escarpins dans les salons de Versailles qu’en mocassins sous le feu de la mitraille, il a oeuvré jusqu’à la fin de sa vie, par le commerce et par l’épée, à l’établissement d’une Amérique française. C’est un authentique gagnant qui, en vingt ans de combats tant sur mer que sur terre, n’a jamais perdu une bataille. Comète fulgurante, il a incarné toute la démesure du continent qui l’a vu naître. Même si l’astre est éteint, la brillance de ses exploits illumine encore le ciel de notre histoire.

BIZ

Ladies Night : La tradition se poursuit

Après avoir dépassé le cap des cinq cent mille billets vendus, la troupe de Ladies Night est de retour sur les planches pour notre plus grand bonheur! Nos sympathiques chômeurs célèbreront d'ailleurs leur sept cent cinquantième représentation à Québec les 29 et 30 mai! Devenu une véritable tradition auprès du public depuis le début de l'aventure en 2001, ce spectacle incontournable est synonyme de rires à profusion et de plaisir irrésistible.

Dans une mise en scène de Denis Bouchard, Guillaume Lemay-Thivierge (Sylvain), Frédéric Pierre (Fred), François Chénier (Normand), Luc Senay (Benoît), Marcel Leboeuf (Gérald) et Sylvie Boucher (Glenda) en mettent plein la vue!

Immense succès au Québec, Ladies Night se déroule dans une ville ouvrière où une bande d'amis en manque de travail se lancent un défi : proposer un "striptease" d'hommes, comme le font les Chippendales, pour épater les femmes, mais surtout pour se prouver qu'ils sont capables d'exister. Grâce à Glenda, une ex-danseuse, ils sortiront le grand jeu qui les mènera jusqu'à la présentation ultime! Humour et dérision à leur meilleur!

Dans nos Laurentides en 2017

Jeudi, 6 juillet                    Saint-Eustache

Vendredi, 7 juillet             Saint-Eustache

Samedi, 8 juillet                Saint-Eustache

Vendredi, 21 juillet           Sainte-Agathe

Samedi, 22 juillet              Sainte-Agathe

Vendredi, 28 juillet           Sainte-Agathe

Samedi, 29 juillet              Sainte-Agathe

Vendredi, 22 septembre  Sainte-Thérèse

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Dix-huit ambassadeurs culturels

décorés de l’Ordre des arts et des lettres du Québec

Lors d’une cérémonie qui se tiendra le 29 mai, au Centre Phi à Montréal, Jacques Brault, Win Butler et Régine Chassagne (Arcade Fire), Michel Dallaire, René Derouin, Yvon Deschamps, Diane Dufresne, Denise Filiatrault, Roger Frappier, Phoebe Greenberg, Pierre Lassonde, Kent Nagano, Lorraine Pintal, Michel Rabagliati, Charles Richard-Hamelin, Florent Vollant, Vincent Warren et Kim Yaroshevskaya recevront le titre de Compagne ou de Compagnon des arts et des lettres du Québec.

Cette prestigieuse distinction leur sera accordée par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) afin de souligner leur apport exceptionnel à la vitalité et au rayonnement de la culture québécoise. «Chacune de ces personnalités contribue à la réputation d’excellence du Québec ici comme à l’international. En mettant talent et passion au service de l’art et en s’engageant dans leur communauté et au développement de leur discipline, ils nous ont légué le plus riche et précieux héritage qui soit : une culture à partager. Nous leur remettons cet insigne en guise de remerciement», a souligné Mme Marie Côté, présidente du conseil d’administration du CALQ et de l’Ordre des arts et des lettres du Québec.

Une reconnaissance signifiante

Distinction honorifique instituée en 2015 pour souligner le vingtième  anniversaire du Conseil, l’Ordre des arts et des lettres du Québec est remis à des personnalités dont les réalisations exemplaires contribuent à l’essor artistique et littéraire du Québec. Les lauréats sont choisis par le Conseil de l’Ordre lors d’un appel de candidature annuel. La distinction est symbolisée par un insigne conçu par l’artiste joaillière Christine Dwane.

Le Conseil des arts et des lettres du Québec remercie chaleureusement Hydro-Québec, partenaire principal de cet événement. Catalyseur de l'épanouissement du patrimoine culturel au profit de l'ensemble de la société québécoise, Hydro-Québec collabore à la cérémonie des arts et des lettres du Québec depuis sa création.

Le Conseil tient également à remercier La Fabrique culturelle de Télé-Québec et BanQ pour leur soutien au rayonnement de l’Ordre des arts et des lettres du Québec.

À propos de l’Ordre des arts et des lettres du Québec

Depuis 2015, une cinquantaine de personnalités québécoises sont devenues Compagne ou Compagnon des arts et des lettres du Québec. Parmi elles, des artistes et écrivains professionnels, des gestionnaires culturels et des mécènes.

À propos du Conseil des arts et des lettres du Québec

Dans une perspective de développement artistique équitable et durable, le Conseil des arts et des lettres du Québec soutient dans toutes les régions du Québec la création, l’expérimentation et la production dans les domaines des arts et des lettres et en favorise la diffusion et le rayonnement au Québec, au Canada et à l’étranger.

Liste des personnalités avec la discipline qui leur est associée

Jacques Brault | Littérature

Win Butler et Régine Chassagne | Musique

Michel Dallaire | Architecture et design

René Derouin | Arts visuels

Yvon Deschamps | Humour

Diane Dufresne | Musique et arts visuels

Denise Filiatrault | Théâtre, cinéma et musique

Roger Frappier | Cinéma

Phoebe Greenberg | Mécène en arts visuels et numériques

Pierre Lassonde | Mécène en arts visuels

Kent Nagano | Musique de concert

Lorraine Pintal | Théâtre

Michel Rabagliati | Bande dessinée

Charles Richard-Hamelin | Musique de concert

Florent Vollant | Musique

Vincent Warren | Danse

Kim Yaroshevskaya | Conte, théâtre et télévision