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Virtuel, hebdomadaire, pour les arts et la culture dans nos Laurentides Édition du 15 août 2018

Comment donner le goût de lire aux enfants

Depuis bientôt quatre ans à Saint-Jérôme, le CAB (Centre d'Action Bénévole) envoie des retraité(e)s bénévoles dans des écoles pour y lire des contes aux enfants de maternelle et de première année. Il s'agit du programme Lire et faire lire, présent au Québec depuis quinze ans; il avait d'abord été créé en France en 1999 par l'auteur Alexandre Jardin, qui disait parier sur les liens entre "anciens" et "petits" pour créer une "nation de lecteurs".

Après entente avec la direction de l'école et les enseignantes, le projet démarre vers la mi-session et se poursuit pendant huit semaines. Dans la classe, chacun des quatre adultes, pendant trente ou quarante minutes, offre ses histoires à son petit groupe de quatre ou cinq élèves enthousiastes.

Il faut voir les yeux des enfants de cinq et six ans quand ils reçoivent ces "grands-parents" qui leur apportent des livres de contes, dont les dessins attrayants les captivent parfois plus que les histoires! Ils veulent aussi toucher les pages imagées, et cette animation leur donne le goût de tenir des livres dans leurs mains… plutôt que de lire sur un écran! Le but de Lire et faire lire est justement de communiquer ce plaisir palpable de la lecture, tout en favorisant une relation intergénérationnelle qui manque à de nombreux jeunes.

À la fin, il n'est pas rare que les enfants remercient leurs "conteurs" avec des dessins, tous plus beaux et originaux les uns que les autres. Prochainement, en mars et avril, plus d'une vingtaine de bénévoles visiteront hebdomadairement des classes d'élèves, réparties dans cinq écoles de Saint-Jérôme.

Le CAB et ses dévoués volontaires comptent bien faire profiter le plus grand nombre possible d'élèves, car la demande est grande de la part des écoles. Les aînés intéressés à entrer dans le jeu sont priés de communiquer avec Mathieu Robitaille au CAB, 450 432-3200, poste 222.

Pierre Charlebois, participant

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André Sauvé poursuit cette exploration de ce que nous sommes

Ça, c’est tout. Nous, l’autre, la vie, cette chose complexe et passionnante qu’est l’être humain et qui, paradoxalement, prend au minimum une vie à comprendre. André Sauvé poursuit cette exploration de ce que nous sommes. Il se sert de sa plume comme une lampe de poche pour en éclairer tous les recoins. Et cette lampe pose sa lumière sur tout ce qu’elle trouve sans se soucier de ce qu’elle éclaire. Quelle place occupons-nous dans l’univers? Comment plier un drap contour? D’où venons-nous? Et d’où viennent les mouches à banane? Comment trouver son chemin dans la vie ou encore un produit chez Jean Coutu?

Cette cohabitation, en apparence opposée, entre l’existentiel et le commun, entre le fondamental et le banal, nous fait réaliser que c’est exactement à la jonction des deux que nous nous trouvons. Que nous sommes faits de l’un et de l’autre, et que les deux, ensemble, donnent… Ça!

Ça sera présenté partout au Québec dès l’été prochain.

Artiste incontournable de la scène, André Sauvé a longtemps été considéré comme inclassable. Et s’il faisait tout simplement partie d’une catégorie à part? Révélation de l’année au Festival Juste pour rire 2006, André Sauvé a présenté son premier one-man show en 2008, spectacle récompensé du Félix Spectacle d’humour de l’année et de l’Olivier de la Découverte de l’année et de la Mise en scène de l’année. Après avoir exploré avec succès les zones de la folie quotidienne, il poursuit sa quête sur le thème inépuisable de la vie avec son deuxième spectacle, Être. Il réussit l’exploit de remporter trois Olivier : Meilleur texte, Mise en scène et Spectacle d’humour de l’année. André Sauvé se voit aussi remettre le Félix du Spectacle d’humour de l’année. L’été dernier, sa passion pour la musique classique l’amenait à collaborer avec l’OSM dans un spectacle conçu par l’humoriste. Fort de l’immense succès remporté, il le présente à nouveau à Montréal et à Québec avant de reprendre la route avec Ça.

En spectacle dans nos Laurentides

10 et 11 août 2018, au Zénith de Saint-Eustache

14 et 15 septembre 2018, au Patriote de Sainte-Agathe

28 et 29 septembre 2018, à l’Espace Théâtre de Mont-Laurier

18 et 19 octobre 2018, au Théâtre Gilles-Vigneault de Saint-Jérôme

13 et 14 novembre 2018, au Zénith de Saint-Eustache

22 novembre 2018, au Théâtre Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse

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Hommage à José Evangelista

Madame Hélène David, Ministre responsable de l'Enseignement supérieur et de la Condition féminine, a fait le 14 juin, à neuf heures cinquante-cinq, à l'Assemblée nationale, une déclaration rendant hommage au compositeur José Evangelista.

«Je souhaite saluer la brillante carrière du compositeur et pédagogue José Evangelista […]. Merci monsieur Evangelista de votre grande contribution culturelle!»

Cette déclaration vient officialiser la reconnaissance de l'importance de ce grand compositeur et pédagogue, déjà honoré dans des salles de concert et des écoles à travers le pays depuis septembre dernier, dans le cadre de sa Série hommage organisée par la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ).

«Cette reconnaissance politique est extrêmement importante aux yeux de la SMCQ», affirme Aïda Aoun, directrice générale de l'organisme, «non seulement pour José Evangelista lui-même, mais pour l'ensemble de nos compositeurs, qui peuvent y voir la reconnaissance de l'importance de la place qu'ils occupent dans notre société».

Un mouvement national dans les écoles

Par cette déclaration, Madame la Ministre a marqué d'un sceau politique le mouvement national dans les écoles initié par la SMCQ cette année autour du compositeur. «[Elle] a permis, en quelque sorte, de faire entrer à l'Assemblée nationale les voix des quelque quarante-quatre mille deux cent quatre-vingt-neuf enfants du pays qui ont pris le temps cette année, avec leurs enseignants, de découvrir José Evangelista, de l'écouter, de le chanter… Et de composer à sa manière!», souligne Mme Aoun.

Rappelons en effet qu'avec son projet «Grand jeu/Grande écoute», qui en était à sa sixième édition, la SMCQ a permis à des dizaines de milliers d'enfants à travers le pays de découvrir José Evangelista et sa musique grâce à la trousse pédagogique (français/anglais) conçue pour l'occasion.

Ce vaste mouvement en faveur des musiques de création chez les jeunes a touché pas moins de deux cent quarante-sept écoles de quatorze régions du Québec, en plus de six autres provinces et trois autres pays. Les écoles participantes dans les Laurentides étaient à Blainville, Boisbriand, Mirabel, Rosemère et Sainte-Sophie. «Derrière chacun de ces chiffres se cachent des heures et des heures de travail en classe, menées par des enseignants dévoués qui croient en l'importance de faire connaître les compositeurs d'ici à leurs élèves», précise Claire Cavanagh, chargée de projets éducatifs à la SMCQ.

Ce mouvement faisait échos aux quelque cinquante et un concerts donnés cette année par des musiciens de tous horizons autour du compositeur José Evangelista, à la suite de l'appel lancé par la Société de musique contemporaine du Québec.

David Graham à la défense de l’histoire et du patrimoine des Laurentides

Alors que sa tournée estivale bat son plein, David Graham, député fédéral de Laurentides—Labelle, livre un vibrant plaidoyer pour défendre et promouvoir l’histoire et le patrimoine des Laurentides. Il invite de ce fait les résidents et touristes à s’approprier les lieux de diffusion de la région.  

«Notre patrimoine est partout, dans la façon dont le boulanger prépare sa fournée au spectacle donné par le chansonnier, du nom de la rue où l’on marche tranquillement à un pont couvert qui résiste à l’usure du temps…. Dès mon jeune âge, on m’a encouragé à être curieux pour mieux connaître nos origines. Cette curiosité, je la partage avec les gens via la chronique historique, écrite par mon père, Joseph Graham, historien et auteur du livre Nommer les Laurentides, que l’on retrouve dans chacune des éditions de mon Infolettre. Je retrouve également cette curiosité auprès de tous ces passionnés que je rencontre dans chacune de nos quarante-trois municipalités et qui œuvrent à faire connaître notre histoire et notre patrimoine.» mentionne le député.

Plusieurs organismes peuvent compter sur la passion d’un(e) jeune étudiant(e) embauché(e) dans le cadre du programme Emplois d’Été Canada. C’est le cas notamment du Musée du Ski des Laurentides, de la Société d’histoire et du Patrimoine de Val-David, du Comité des Gares de Nominingue, du Centre d’exposition de Mont-Laurier et de la Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides. De même, d’autres programmes de soutien financier font en sorte que le gouvernement du Canada est partenaire de La Grande Traite Culturelle des gosseux et patenteux de Nominingue (Développement des communautés par le biais des Arts et du patrimoine – volet festival locaux) et de la Municipalité de La Macaza (programme de partenariat pour la commémoration) pour la plaque rappelant la participation de la municipalité à l’effort de guerre lors de la deuxième Guerre mondiale.  

«Notre région vit un moment historique et unique, alors que l’Exposition internationale Anne Frank est présentée cet été à Lac-du-Cerf, grâce au travail de grands bénévoles de notre région et du soutien, entre autres, du ministère des Anciens Combattants. Nous pouvons également être fiers d’avoir deux routes touristiques dans notre région, soit la Route des Belles-Histoires et la Route du Lièvre-Rouge, en plus de nombreux circuits locaux. Bien que la diffusion de l’histoire et du patrimoine aient une incidence sur l’économie, c’est avant tout pour mieux comprendre d’où nous venons,  qui nous sommes et combler une part de notre curiosité que j’invite les gens à découvrir cet été tous ces lieux dans Laurentides—Labelle!» termine le député.