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Virtuel, hebdomadaire, pour les arts et la culture dans nos Laurentides Édition du 16 octobre 2019

Ast’heure, un retour aux sources

Après vingt ans d’absence sur disque, Les Frères à Ch’val, la formation emblématique des années quatre-vingt-dix, reprend du service. Ast’heure, un premier album original depuis 1999, est un retour aux sources en force.

Les Frères à Ch’val, c’est un sens inné des mélodies accrocheuses et des refrains qui se fredonnent spontanément. Ce nouvel album confirme que Les Frères à Ch’val n’ont rien perdu de cette signature musicale qui leur est propre et qui a marqué la scène musicale québécoise.

En 2019, Les Frères à Ch’val, c’est Polo à la voix et aux guitares, Gilles Brisebois à la basse, Denis Lavigne à la mandoline, claviers, banjo, voix et François Lalonde à la batterie. Réalisé par Gilles Brisebois, Ast’heure est composé de dix nouveaux titres, dont deux adaptations signées par Polo. Tout d’abord, Paye-moé, à l’origine Pay Me My Money Down, un chant traditionnel d’esclaves sauvé de l’oubli par Lydia Parrish au début du XXe siècle, puis Essaye-lé donc, originalement Salty Dog Blues, un classique bluegrass du début des années 1900. Par ailleurs, la pièce instrumentale Elle Passa clôt cette nouvelle production de façon originale. Composée par Denis Lavigne, ce «concerto pour égoïne et violon» met en valeur la sonorité unique de la «scie musicale».

Soulignons qu’Yvon Lebrun (La chanson du gitan) et Dédé Traké (Mon petit quartier) se sont ajoutés au groupe en tant que collaborateurs à l’écriture et la composition du répertoire de ce nouveau disque. C’est en 1999 que Les Frères à Ch’val ont offert Prends ça cool, leur dernier album de chansons originales. Encore aujourd’hui, il s’agit d’un album phare de la chanson rock québécoise. Celui-ci avait été précédé des albums C’pas grave et Paix, amour, et foin.

L’automne dernier, Les Frères à Ch’val lançaient Les plusses meilleures chansons, une compilation de leurs plus grands succès, dont les classiques Mon voisin, L’été, Ma belle Barbie, ainsi que leur inoubliable reprise de Cauchemar, popularisée à l’origine par Robert Charlebois.

L’Après de Fred Pellerin

Quatre ans presque jour pour jour que Fred Pellerin ne s'était plongé dans la création musicale, qu'il appelle son activité secondaire. Quatre ans où les tournées de contes se sont enchaînées entre le Québec et l'Europe, les écritures de documentaires, de films et les collaborations en nombre.

Et puis une parenthèse s'est présentée! Des visites irrégulières au studio pour brouiller les pistes, quelques chansons enregistrées en trop et… coupées au montage et des musiciens en nombre restreint... pour éviter les fuites! Après coup, ça a l'air d'avoir été fait en cachette. Des textes bien en avant, une ambiance, un dépouillement, c'est certainement l'album qui lui ressemble le plus. "Ça s'appelle Après, mais on l'a travaillé pour que la fin s'attache au début, pour que ça puisse s'écouter en boucle. On aurait pu l'appeler Toujours." - Fred Pellerin

Bien sûr, il y a les platines et les Félix des albums précédents Silence (2009), C'est un monde (2011), Plus tard qu'on pense (2014) et Après... ce nouvel album, Après, d'un artiste pas comme les autres, qui ne se dit pas chanteur, mais porteur de rêves, de mémoires, de projets.

Les pieds bien ancrés dans son Caxton, Fred Pellerin nous transporte dans cette nouvelle aventure comme si on rentrait chez nous. On y retrouve les incontournables : de David Portelance à Manu Trudel, jusqu'à l'ami Jeannot Bournival réalisateur, arrangeur et encore.

"Après? C'est pour ce qui reste, pour ce qu'on fait, pour ce qu'on peut espérer, après la peine, après la chute, après l'amour, après la vie, après Nous. C'est une porte installée dans le mur de la fin, la possibilité d'un passage sur le grand recommencement." - Fred Pellerin

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L’album Après est disque d’or

Or, platine, double platine... ce sont les couleurs qu'ont pris tous les albums de Fred Pellerin depuis son tout premier opus sorti en 2007 avec son frère Nicolas. S'en sont suivis les albums Silence, C'est un monde, Plus tard qu'on pense et cet automne, Après.

À l'heure où l'industrie du disque cherche son chemin, Fred Pellerin parvient encore une fois à brouiller les cartes et accroche un disque d'or à sa feuille de route pour plus de quarante mille copies vendues de son album Après.  Entre deux tournées de contes, entre deux continents, Fred Pellerin chante l'espoir, entouré de sa famille musicale de toujours, Jeannot Bournival à la réalisation et les auteurs fidèles, tels que David Portelance (Relève-toi, Jacqueline, Scarface Billy), Manu Trudel (Y a pas), Mélanie Noël (Il y a), sans oublier ses reprises particulièrement touchantes de Amène-toi chez nous de Jacques Michel, La chanson du camionneur de Pierre Rochette, Je redeviens le vent de Martin Léon, L'étoile du Nord de Gilbert Langevin et Je m'envolerai de Albert E. Brumley.

"Après? C'est pour ce qui reste, pour ce qu'on fait, pour ce qu'on peut espérer, après la peine, après la chute, après l'amour, après la vie, après Nous. C'est une porte installée dans le mur de la fin, la possibilité d'un passage sur le grand recommencement." - Fred Pellerin

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