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Virtuel, hebdomadaire, pour les arts et la culture dans nos Laurentides Édition du 16 octobre 2019

Denis Lamarre, nouveau gérant de Chandail de Loup

C'est désormais Denis Lamarre qui veillera sur la carrière du groupe Trad-moderne : Chandail de Loup. Fort d'une longue expérience dans le domaine du spectacle d'ici, Denis Lamarre a littéralement eu un coup de coeur pour le tandem formé de Florence Payette et Louis-Philippe Dupuy. L'authenticité, leurs présences scéniques, la qualité de leurs chansons et la pertinence de leurs propos ont séduit le gérant et producteur de Michel Robichaud.

En préparation d'un premier album à paraître pour l'automne prochain, Denis Lamarre, par l'entremise de son entreprise Idée Plus et de l'étiquette de disque Les Disques Albert, supervisera la production et la sortie du CD qui comptera neuf chansons originales.

S'inspirant du patrimoine traditionnel québécois, Chandail de Loup entame la turlutte des classes populaires d'aujourd'hui. Des chansons urbaines se prenant pour du terroir et l'histoire se prenant pour du moderne, le duo exprime dans la bonne humeur la réalité des honnêtes gens dont il faudrait soulager les épaules d'un peu de "soupe au poids".

Finaliste en 2018 de la vingt-quatrième édition de Ma première Place des arts, Chandail de Loup s'est déjà fait remarquer par les critiques :

"Il est d'autant plus notable d'avoir apprécié si vivement le duo Chandail de loup, dont la poigne du mode acoustique (guitare, percus, mélodica) portait idéalement des harmonies vigoureuses. Tandem dont on reparlera : fond Trad et modernité à la même enseigne, ce n'est pas peu dire." Le Devoir, Sylvain Cormier / 17 mai 2018

"Des airs d'antan, mais avec des textes modernes sur des réalités d'aujourd'hui, doublés d'un peu, sinon de pas mal d'humour. Du trad. moderne, quoi. Ça plaît beaucoup, et ça démontre que c'est possible de faire du tout neuf avec du vieux." La Voix de l'Est, Marie-Eve Martel / 22 août 2015

"Enfin, un tandem québécois invitant l'autre à venir s'imbiber dans son univers sonore, et ce, sans aucune norme comportementale superflue. Musicalement, même si le traditionalisme domine, on a dénoté une identité sonore propre qui ne ressemble à personne. Difficile d'associer la musique de Chandail de loup à d'autres créateurs du même acabit. Superbe prestation!" Le Canal Auditif,  Stéphane Deslauriers / 24 mars 2015

C'est donc avec fierté que l'équipe d'Idée Plus travaillera à faire connaître et reconnaître le talent indéniable de ce duo plus qu'original.

Chandail de Loup et Denis Lamarre, une association gagnante.

Il était une fois… de trop

Dans la foulée des allégations de comportements inappropriés survenues dans le milieu culturel québécois à l'automne 2017, plusieurs organismes, regroupements et associations ont manifesté le désir de se doter d'outils pour créer un milieu de travail exempt de harcèlement. En mars 2018, en réponse à cette volonté, le ministère de la Culture et des Communications du Québec a confié à L'inis le mandat de développer une formation destinée à prévenir le harcèlement dans le milieu culturel.

"Afin de rejoindre le maximum d'intervenants et d'en assurer l'accessibilité sur l'ensemble du territoire québécois, L'inis a opté pour la création d'une plateforme de formation numérique intitulée Il était une fois… de trop, accessible à l'adresse unefoisdetrop.ca", a mentionné le directeur général et directeur des programmes de formation de L'inis, Michel G. Desjardins, à l'occasion du lancement de la plateforme.

Au Québec, le milieu culturel regroupe plus de cent cinquante mille travailleurs salariés ou autonomes, auxquels il faut ajouter les bénévoles, les administrateurs et les étudiants inscrits dans les écoles d'arts. La variété des disciplines, des lieux de travail et des ententes contractuelles entraînent une complexité dans la compréhension de ce que peut être le harcèlement dans un tel milieu.

"C'est pourquoi, afin de répondre efficacement au mandat que nous a confié le ministère, nous avons réunis, sous la direction de Samuel Escobar, directeur de notre Service de la formation professionnelle continue, un groupe de professionnels comprenant des représentants d'organismes oeuvrant dans différentes disciplines culturelles, de même que plusieurs experts des questions en rapport aux aspects psychologiques et légaux du harcèlement. Le résultat obtenu est une formation numérique en trois parties à la fois informative, dynamique, attrayante et interactive permettant d'avoir une incidence positive sur l'apprentissage du contenu", a poursuivi monsieur Desjardins.

Dans la partie un, Comprendre le harcèlement en culture, on présente les impacts du harcèlement et les particularités de l'environnement de travail en milieu culturel : lieux de travail changeants, contrats par projet ou à court terme, contacts physiques et proximité, horaires atypiques et nombreux événements sociaux.

Dans la partie deux, Reconnaître le harcèlement, les usagers pourront distinguer ce qui est du harcèlement et ce qui n'en est pas. On les sensibilisera aux cinq éléments permettant de reconnaître le harcèlement : conduite vexatoire, comportements répétés, comportements hostiles ou non désirés, comportements portant atteinte à la dignité ou à l'intégrité, développement d'un milieu de travail néfaste.

Quant à la partie trois, Prévenir le harcèlement, elle décrit quelles sont les obligations des employeurs et les responsabilités des travailleurs et travailleuses, explique la notion de consentement et identifie les facteurs de risque.

Tout au long du parcours de quarante minutes, le visionnement de vidéos d'animation et de capsules d'experts permet une meilleure compréhension des problématiques propres au harcèlement. En complément, des témoignages de personnes œuvrant dans le milieu culturel sont proposés sous forme de balados et deux tests de connaissance servent à valider l'assimilation des informations transmises pendant la formation. Une section est également consacrée aux différentes ressources disponibles dans laquelle on trouve une trousse pédagogique et un guide d'accompagnement pour l'élaboration d'une politique visant à prévenir et à contrer le harcèlement.

Une version anglaise du site intitulée Stop Harassment - End of Story! a été produite à la demande et avec le soutien des associations professionnelles membres-Mutuelle de L'inis. Celles-ci ont aussi contribué à la création d'une certification en ligne qui viendra compléter la formation de base proposée sur le site unefoisdetrop.ca. Ce volet, qui a bénéficié d'un financement de la Mesure 21 du Plan culturel numérique du Québec, s'adresse aux professionnels de l'audiovisuel qui doivent, dans le cadre de leur fonction, présenter une confirmation officielle de leur compréhension des problématiques et des enjeux liés au harcèlement.

Le projet Il était une fois… de trop a été financé par le ministère de la Culture et des Communications. Il a été réalisé sous la supervision de Bianca Nolasco, chargée de projets au Service de la formation continue de L'inis et Christine Bouchard, productrice au contenu et chargée de projet numérique. Le contenu a été élaboré par Hubert Côté et Luc Chabot de la société Relais Expert Conseil, Sophie Gagnon, directrice générale de Juripop, Virginie Maloney, coordonnatrice du projet L'Aparté, Pierre Faubert, psychologue, et Annie Ouellet, technopédagogue.

La conception et la réalisation du site web a été confié à l'entreprise Novaconcept. Les vidéos d'animation ont été scénarisé par Patrick Dupuis. Les vidéos d'experts et les témoignages en baladodiffusion ont été réalisés par Anie-Claude Paquin et Ky Vy Le Duc de la compagnie L'enDroit.

Le comité conseil qui a accompagné le projet était formé de Joanne Pouliot, directrice générale de l'Association des professionnels de l'industrie de l'humour (APIH), Parise Mongrain, directrice du bureau du Québec du Centre de ressources et transition pour danseurs, Maryse Gervais, agente de développement chez Compétence Culture, Chantal Barrette, agente d'affaires du Conseil du Québec de la Guilde canadienne des réalisateurs, Nancy Bélanger, directrice générale de Culture Montérégie, Brigitte Monneau, directrice générale de Femmes du cinéma, de la télévision et des médias numériques, Jean-Luc Gagnon, administrateur de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec, et Christian Lemay, vice-président Québec et directeur des affaires régionales de IATSE 667.

On peut accéder à la formation pour prévenir le harcèlement dans le milieu culturel à l'adresse : unefoisdetrop.ca.

Révision de la Loi canadienne sur le droit d’auteur

C’est le 3 juin que le comité permanent fédéral de l’Industrie, des sciences et de la technologie (INDU), chargé de la législation sur le droit d’auteur, a publié son rapport sur la révision du régime canadien du droit d’auteur. David Graham, député de Laurentides — Labelle et membre permanent du comité, a participé activement à la rédaction du rapport.

«J’ai rejoint le comité INDU spécifiquement pour travailler sur cette étude, car la protection de notre culture et du travail de nos artisans et créateurs est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Nous avons formulé des recommandations qui ont notamment pour but d’améliorer l’accessibilité aux œuvres protégées par le droit d’auteur, pour les personnes ayant un handicap visuel. Nous croyons que nous devons tenir compte de l’art et de la culture traditionnelle autochtones dans le contexte de la loi canadienne sur le droit d’auteur. Nous souhaitons limiter le pouvoir des grandes entreprises, dont des plates-formes en ligne, d’abuser de la protection du droit d’auteur aux dépens des particuliers et des artistes. Par-dessus tout, j’ai le devoir de m’assurer que le travail fait à Ottawa a une incidence positive sur les citoyens de Laurentides—Labelle» mentionne David Graham.

Le rapport, qui reflète un an et demi de travail du comité, présente trente-six recommandations au Gouvernement du Canada. Ces recommandations ont été élaborées après cinquante-deux réunions qui ont permis d’entendre deux cent soixante-trois témoins, recueillir cent quatre-vingt-douze mémoires et compiler plus de six mille courriels et autres correspondances.

L’une des recommandations clé concerne la voie à suivre concernant le Droit de Suite, un droit pour les artistes en arts visuels, existant dans plusieurs pays, mais devant être défini au Canada. «Souvent, les artistes en arts visuels, nombreux dans les Laurentides, vendront leur travail pour peu d’argent au début de leur carrière, mais ne recevront aucun bénéfice sur la valeur que prendra l’œuvre au fil du temps. Nous appelons tous les intervenants à travailler ensemble pour trouver la piste de solution» explique M. Graham à propos de la recommandation #9.

Le comité recommande également vivement que les mesures de protection techniques soient supprimées des lois sur le droit d’auteur, en particulier pour garantir le droit de réparation. Le matériel agricole, par exemple, a été ciblé par les fabricants, qui se servent de l’actuelle loi sur le droit d’auteur pour empêcher les propriétaires de le réparer, puisque leur conception ou leurs logiciels sont protégés par le droit d’auteur – recommandation #19.

«Le comité recommande que Statistiques Canada surveille la rémunération des artistes pour s’assurer que nos politiques en matière de droit d’auteur permettent de rémunérer équitablement les artistes à long terme – recommandation #4. Nous recommandons aussi de prendre des mesures concrètes pour protéger les petites stations de radio des difficultés financières tout en empêchant les grandes entreprises d’acheter ces stations pour bénéficier d’exemptions de redevances (recommandation #31). Finalement, et il s’agit selon moi de quelque chose qui doit être fait rapidement, nous recommandons que le comité du patrimoine examine le domaine du journalisme numérique, notamment la rémunération des journalistes en tenant compte de la reproduction sur Internet – recommandation #15» poursuit le député.

«Le travail de député est d’œuvrer en circonscription pour influencer positivement ce qui se fait à Ottawa, et vice-versa. J’espère que notre travail en comité servira à mettre en œuvre des changements réels et significatifs dans la législation canadienne sur le droit d’auteur et à assurer la pérennité et l’épanouissement de nos créateurs et artistes. C’est un privilège de pouvoir défendre les intérêts des citoyens de Laurentides—Labelle et j’ai bien l’intention de poursuivre mon travail en ce sens» conclut David Graham.

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Le Curé Antoine Labelle, personnage historique national

David Graham, député fédéral de Laurentides—Labelle, confirme la désignation du Curé Antoine Labelle (1833-1891) à titre de personnage historique national. Effectuée par la ministre de l’Environnement et des changements climatiques, l’honorable Catherine McKenna, cette désignation reconnaît l’œuvre du Curé Labelle pour la colonisation des régions du Québec, et particulièrement celle des Laurentides.

«On peut clairement affirmer que notre région ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui, n’eut été du travail de celui qu’on a surnommé le Roi du Nord. L’objectif de ces désignations est justement de permettre aux Canadiennes et Canadiens d’en apprendre davantage sur la riche histoire du pays. C’est pourquoi j’en suis très fier, car même si la majorité des gens de la région savent qui est le Curé Labelle, ça nous permet de passer le flambeau de l’histoire aux plus jeunes» explique David Graham.

Cette désignation a été faite en marge du centenaire de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, organisme relevant de Parcs Canada. Par cette nomination, le Gouvernement du Canada reconnaît l’apport inestimable d’Antoine Labelle, notamment quant à l’établissement du chemin de fer dans les Laurentides et la fondation de plusieurs paroisses, au dix-neuvième siècle siècle.

«Favoriser le partenariat fédéral, ce n’est pas seulement une question de développement  économique. C’est aussi s’assurer de l’influence positive de notre région à l’extérieur de celle-ci. Cette nomination permet donc aux Laurentides de rayonner encore plus d’un bout à l’autre du Canada. Ça a des retombées qui sont parfois plus difficilement mesurables concrètement, mais qui sont assurément au bénéfice de tous les citoyens de Laurentides—Labelle» conclut le député.

Soutien aux événements et festivals de la région

Le député de Laurentides-Labelle, David Graham, se réjouit que le gouvernement fédéral contribue au succès de nombreux événements et festivals de la région. C'est par le biais de programmes administrés par Patrimoine Canadien, et en lien avec la volonté du gouvernement d'être partenaire du développement économique et culturel régional, que cet appui est rendu possible.

«En plus des célébrations de la Fête du Canada à La Macaza et Mont-Tremblant, nous avons contribué à la Journée du multiculturalisme organisée par la MRC des Laurentides qui a eu lieu à Val-David. Et cette année, j'ai aussi eu le plaisir de confirmer le soutien financier de Patrimoine Canadien à cinq festivals de notre région» explique David Graham.

Les festivals mentionnés par le député sont la Grande Traite culturelle des gosseux, conteux et patenteux, qui a eu lieu à Nominingue du 26 au 28 juillet; le Festi-Jazz de Mont-Tremblant, qui s'est déroulé du 31 juillet au 4 août; le Festival des Arts de Saint-Sauveur (FASS), qui avait lieu du 25 juillet au 5 août; Métissé Serré - festival des Contes Maltés, qui se tiendra à Val-David du 6 au 8 septembre; et finalement 1001 Visages - festival de la caricature, qui se déroulera à Val-David du 4 au 6 octobre. La contribution de Patrimoine Canadien s'élève à cent vingt et un mille sept cents dollars (121 700$) et provient du programme Développement des communautés par le biais des Arts et du Patrimoine - volet festival locaux, excepté pour le FASS, qui est supporté par le Fonds du Canada pour la présentation des arts - volet programmation.

«La vitalité culturelle et événementielle de la région s'explique d'abord par le dynamisme des organisateurs, travailleurs et bénévoles qui rendent ces événements possibles. Grâce à eux, notre région rayonne partout au pays et dans le monde et pour cela je les en remercie. Leur passion et leur engagement permet d'attirer des milliers de visiteurs de l'extérieur, en plus des festivaliers de la région. C'est en travaillant ainsi, en partenariat, qu'on dynamise le développement économique, au bénéfice de tous les citoyens de Laurentides-Labelle» conclut David Graham.