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Virtuel, hebdomadaire, pour les arts, la culture et le tourisme dans nos Laurentides

Ginette Bertrand,

artiste-peintre et compositeure

Compositeure reconnue en Amérique du Nord et en Europe pour sa musique électroacoustique, Ginette Bertrand, originaire de Saint-Hippolyte, s'adonne à la peinture depuis une vingtaine d'années et signe ses oeuvres visuelles de son pseudonyme DJINN. Ses tableaux sont souvent inspirés de la musique qu'elle compose pour la scène (opéra, danse). N'ayant subi l'influence d'aucune école en peinture, ses œuvres visuelles sont résolument personnelles tant par les thèmes que par l'émotion qui s'en dégage. La rigueur formelle de son écriture musicale tout comme la générosité de son imaginaire sonore se sont implantés solidement dans son langage visuel et donnent à sa démarche artistique une couleur originale.


Danielle Legrain, critique d'art, a écrit : «C'est le passage d'une expression à une autre. Ginette Bertrand met la logique du visible au service de l'invisible, monde d'incertitudes aux frontières du réel et de l'imaginaire». Pour décrire sa démarche artistique, nous établirons une comparaison entre son langage sonore et son langage plastique : En peinture comme en musique, l'inconscient est beaucoup plus fort que le conscient. Son pinceau étale un ramassis de souvenirs, perceptions présentes face à divers événements, rêves et émotions qui disent son souci de vivre pleinement dans un monde contradictoire qui n'est pas à notre mesure. C'est pourquoi elle crée sans cesse des lieux intimes, des territoires colorés, fantastiques et lumineux où transparaît à peine la réalité froide et intransigeante .


Son langage sonore puise dans les modes anciens et orientaux, puis superpose en transparence le bruit concret et cru de la réalité quotidienne. Son langage visuel fait de même. Son médium privilégié est l'huile sur un support rigide (surtout le bois, mais aussi le carton, le papier ou le canevas ) Elle a développé une technique très particulière de transparence où les textures et les teintes font apparaître des formes et suscitent l'imaginaire de celui qui regarde son tableau.


Depuis toujours, l'artiste est fascinée par la texture et les signes gravés dans la pierre. Comme aux temps anciens où les humains transigeaient avec les dieux, gravaient l'histoire de leur combat pour la survie et revendiquaient leur territoire, Djinn se transforme en femme des cavernes de l'an 2000 et revendique son territoire en inscrivant sa préoccupation première qui en est une de conservation de la beauté de notre monde, à la fois si fragile et éphémère.


L'artiste amoureuse de la nature, des bêtes et de l'espèce humaine est convaincue que chaque être humain est unique et qu'elle a sa façon bien à elle de manifester son désir intense, légitime et universel de laisser quelques pixels de l'histoire de l'humanité à travers l'histoire de l'art.


Pour mieux la connaître, cliquez.

Djinn ou Ginette Betrand témoigne de sa double fascination pour l’Orient et pour les signes du temps gravés sur la pierre. L’artiste, musicienne et globe-trotter, s’imprègne de l’atmosphère des grottes et des glaciers et jette un regard sur l’art rupestre : les textures et les teintes font surgir des visages, des corps ou des bêtes en leur créant des territoires et des lieux intimes qui conjuguent dépaysement, force brute, beauté et sérénité.


Djinn a fait plusieurs expositions solo au Québec ainsi qu’à l’étranger, notamment en Chine. Elle est aussi une compositeure de renommée internationale. Son catalogue compte plus d’une trentaine d’œuvres, allant de la musique pour piano jusqu’à la musique pour grand orchestre en passant par la musique de scène et l’installation sonore. Sa carrière a débuté en Europe avec sa participation au Prix Gilson, puis au Prix Italia. Elle a obtenu Le Grand Prix du Conseil des Arts et des Lettres du Québec. Sa musique est jouée partout en Europe, aux États-Unis et au Canada.

Pour écouter sa musique,

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Marcelle Hamelin, artiste-peintre

Marcelle Hamelin est née à Granby en 1945. Dès son enfance, elle expérimente différentes formes d'art telles la poésie, la musique, la danse, l'art dramatique, le dessin, la sculpture et la peinture. C'est en 1976 qu’elle décide de se consacrer uniquement à la pratique picturale. Explorant plusieurs techniques, médiums et courants artistiques, c'est en 1996 qu’elle trouve finalement sa voie. Bref, après un parcours parsemé d'influences multiples, elle travaille et ordonne en conséquence.


L'instinct créateur gouverne désormais sa pratique, la pensée rationnelle est écartée. Un langage pictural particulier tente de dévoilés les secrets du monde enfouis au plus profond de son esprit. Ainsi, l'huile, l'encaustique sur bois ou coton et la spatule expriment. Sa palette haute en couleur inspire. Libérée enfin du carcan des courants et influences, elle manifeste son droit à l'autonomie et à ses valeurs en tant qu'artiste, dans le sens le plus pur du mot.


Elle vit dans la magnifique région des Laurentides, à Sainte-Adèle. Elle a étudié les Arts Visuels au Collège Lionel-Groulx et poursuivi des Études supérieures à l'Université du Québec à Montréal, ainsi qu’au Centre Saydies Bronfman. On la perçoit comme une artiste fougueuse, spontanée. Elle se démarque par l'utilisation d'une panoplie de couleurs effervescentes, créant ainsi une diversité de textures qui dévoile une multitude de formes, lesquelles convergent vers un thème, un sujet, souvent à son insu.

Sa démarche artistique

Pour Marcelle Hamelin, l'acte créateur est indissociablement lié à sa philosophie de vie. Elle pose une réflexion sur sa vie, un combat entre le rationnel et l'irrationnel. Elle peint par instinct. Elle recherche une forme, un lien invisible qui la guide et lui parle, lui dicte sur la toile le chemin de l'imaginaire. L'imaginaire pour elle est la rencontre avec le sacré.

C'est la rencontre avec le mystique et le symbolisme. Une initiation spirituelle un monologue intérieur universel qui la libère plus chaque jour.  Elle croit que l'œuvre a ce pouvoir, d'être le reflet de nous mêmes, de nous ressembler et ainsi exprimer notre humanité. Son art lui permet de vivre intensément et de se découvrir. Elle puise à l'intérieur d’elle des souvenirs, des émotions qui refont surface, une mémoire individuelle et collective.

Marcelle Hamelin est à l'affût constant de sa conscience en face des formes et des couleurs qui l'inspire.  L'expression d'un imaginaire fluide intemporel, fragmenté et disparate. L'œuvre devient son écriture personnelle. La peinture a cette propriété d'être inscrite sur un support fixe ce qui donne naissance à ses racines. C'est une multitude d'images d’elle même échelonné sur plusieurs années.

C'est une expérience spatiale de vides et de lumières, de lignes, de plans, de couleurs. Sa vie prend forme sur la toile en exprimant ses luttes, ses espérances, ses amours dans l'ordre et le chaos, comme la vie même. Ce qu’elle recherche en tout, c'est d'être honnête dans son travail et de ne pas céder aux influences du marché de l'art. Ce qui devient pour elle un acte politique en soi, une pratique individuelle de son indépendance, de sa liberté et surtout de sa survie.

En art, rien n'est fixe. La vie est mouvement, depuis le mouvement infinie des planètes, du cosmos jusqu'au mouvement infiniment petit des atomes et des électrons. Tout est toujours en mouvement. Dans la nature rien n'est fixe,  la seule chose qui est constante, c'est le changement.

Son travail est un processus continuel de mouvement, des saisons de son  cœur et de son éternel quête de l'absolu. Elle cherche à intégrer  dans sa création des fragments de vie. Accueillir la création sans jugements, sans artifices, seulement comme elle est.

Voilà pour elle, son plus grand défi.

Pour mieux la connaître, cliquez.

Jean Lapointe et Marcelle Hamelin