Accueil Cette semaine Cinéma Cinéma à venir Musique Théâtre Expos/Littérature Les actualités Portraits Mini magazines
Virtuel, hebdomadaire, pour les arts et la culture dans nos Laurentides Édition du 26 avril 2017

Artistes des Laurentides, cet espace vous est dédié pour vous faire connaître. Envoyez-nous toute la documentation pertinente et nous saurons la partager avec notre lectorat.

Au plaisir!

Portraits d’artistes laurentiens

Denis Morin, auteur


Bonjour! Je réside à Deux-Montagnes depuis de nombreuses années. Il me semble que j'écris depuis toujours. Écrire, c'est tout simplement comme respirer. Je reconnais trois éléments déclencheurs de mon goût d'écrire : mon amour des livres, ma soif d'apprendre et ma mère qui écrivait des longues lettres à ses sœurs, surtout les soirs d'hiver.

À l'adolescence, j'ai adoré lire Bob Morane, Arsène Lupin et les romans policiers d'Agatha Christie. À cette même époque, je me suis découvert un intérêt pour la chanson française, somme toute pour la chanson à texte. Par la suite, j'ai découvert Anne Hébert, Gabrielle Roy, Albert Camus, Marguerite Yourcenar, Marguerite Duras…

Comme outils d'écriture, j'utilise à la maison l'ordinateur portatif pour sauver du temps, le bon vieux papier quand je me sens bloqué. Par contre, j'aime bien griffonner des idées dans un calepin ou sur ma tablette lors de mes déplacements quotidiens en train.

Je trouve le roman séduisant, mais je préfère surtout la poésie. Ainsi, j'ai commis jusqu'à présent un polar et des recueils de poésie sur la spiritualité cistercienne, Édith Stein, Claire d'Assise, Camille Claudel (déjà parus chez Edilivre en France) et sur Barbara (à paraître sous peu). En fait, je rédige des biographies par le biais de poèmes inspirés de la vie, de la correspondance et de l'imaginaire des personnes concernées. Cela me demande donc de les présenter avec un style minimaliste et tout en rimes afin d'ajouter de la musicalité aux vers. Le choix du thème sur lequel je vais écrire me vient souvent en rêve ou bien par des coïncidences survenues. La plupart du temps, j'acquiesce à ces propositions auxquelles j'aime donner vie.

Merci d'avoir pris le temps de me lire.

Pour en savoir plus, cliquez.

DenisMorinMots sur Twitter

www.diner-theatre.com (pour entendre des extraits de poésie sur Camille Claudel et sur Barbara)

Mes ouvrages sont disponibles au Québec chez Renaud-Bray.

L'ours et la ruche

À l’Abbaye Notre-Dame du Verbe, trois meurtres sont commis. Ce monastère risque la fermeture si rien n’est fait à temps. Invitée par les moines pour effectuer des recherches, Béatrice Lemieux (historienne métisse québécoise vivant à Paris) arrivera en temps opportun. Elle renouera avec ses racines blanches et rouges, tout en menant rondement l’enquête, en compagnie de l’inspecteur Lagacé et du père Élie.

Notre-Dame du Verbe ou Architecture d'une âme

L’auteur vous donne à lire des poèmes qui plongent au cœur de la spiritualité cistercienne apparue au Moyen Âge, mais dont la pertinence est toujours d’actualité. Il décrit en vers des aspects de la vie monastique, tant à l’époque de Bernard de Clairvaux qu’à une période plus contemporaine. Ne sommes-nous pas davantage qu’un numéro, un fichier, une donnée engloutie dans les statistiques? Il semble bien que si nous prenions le temps de nous tourner vers l’intérieur, nous pourrions y trouver une raison de vivre et une raison d’être.

Claire d'Assise, hymne au Créateur

Allez vers François d'Assise et c'est Claire qui se tiendra là, droite et vraie, à la croisée d'une conversation et d'une lecture. Écoutez ce que cette femme de tête et de cœur du XIIIème veut nous raconter.

Edith Stein, triptyque

On peut dire d'Édith Stein (1891-1942) qu'elle fut une personne singulière et plurielle : philosophe, enseignante, conférencière, écrivaine, carmélite et féministe. Dans cette poésie biographique, l'auteur la dépeint de son enfance en Silésie jusqu'à son décès survenu à Auschwitz-Birkenau.

Camille Claudel, la valse des gestes

Le nom de Camille Claudel (1864-1943) évoque inévitablement le personnage d'Auguste Rodin, sculpteur, ou encore son frère, Paul Claudel, diplomate et écrivain. Toutefois, il est de ces personnages qui méritent une sortie de l'oubli.Dans ce recueil, Denis Morin nous exprime ce qui animait ce grand artiste (la création, sa famille, l'amour) et nous décrit son entrée en exil. Camille n'a pas dit son dernier mot...

Barbara, ébène et ivoire

Ce sont les mélodies et les mots de Barbara (née Monique Serf, 1930-1997) qui ont provoqué l'écriture de ce recueil noté dans un carnet noir, lors des déplacements quotidiens en train de Denis Morin. À sa manière, l'auteur a voulu saluer cette ambassadrice de la chanson française.

Geneviève Oligny, artiste lanterniste/sculpteure de lumière

Artiste spécialiste du papier, interpellée par les possibilités infinies des atmosphères, Geneviève Oligny allie poésie et minutie dans ses sculptures-lanternes faites de papier. Elle compte à son actif plusieurs expositions solos et collectives au Québec. Parmi ses réalisations, mentionnons son nouveau corpus d'Habits de lumières, Corps de livre : vêtus de mots, sculptures illuminées grandeur nature faites à partir de pages de livres, projet découlant du Chapitre Dix : Des Mots et Merveilles, étonnant costume de lumière commandée par la Biosphère de Montréal. Ce fût  alors l'occasion de faire étioler son travail lumineux à de nouvelles envergures.

En 2009, elle a participé à l'émission Vente de garage (ARTV) pour laquelle elle a créé un "livre-chevet" à partir d'un roman. À l'été 2008, elle a exposé à la Maison de la culture Rosemont-La Petite Patrie. À l'automne 2007, dans une installation à la TOHU, elle a recréé un terrain de jeu d'enfants-balançoires suspendus dans le temps, en pleine euphorie de mouvements. Puis, en décembre, pour une cinquième année consécutive, elle a exposé durant la période des fêtes ses "lumières" chez Camellia Sinensis. Au printemps de la même année, elle a participé à une exposition collective au Musée d'art contemporain des Laurentides à Saint-Jérôme. À l'hiver 2005, pour accueillir la nouvelle troupe d'acrobates chinois en résidence, le Cirque du Soleil l'a invitée à exposer ses créations. En mars 2004, elle s'est rendue en France pour participer à l'événement  Lille 2004/ Capitale Européenne de la Culture, et a profité de son séjour pour prospecter dans le "milieu des luminaires". Au printemps de la même année, elle a présenté Jeu intérieur de poches, une aquarelle géante et interactive dans le cadre de la deuxième édition de La Triennale L'Art qui fait Boum! au Marché Bonsecours. En février 2003, elle a présenté une exposition inusitée et humoristique de lanternes historiques au Centre de créativité du Gesù à Montréal. Ses créations font parties de Collections privées et publiques, telles le Cirque du Soleil (Las Vegas & Montréal), Juste pour rire (Montréal), L'équipe Spectra (Montréal), Ubisoft (Montréal), Le Cheval Blanc (Montréal), Susan Surandon, Pierre-Marc Johnson, Pierre-Karl Péladeau, Paule Baillargeon, etc.

Geneviève Oligny remporte en novembre 2015, le Grand Prix du Conseil des Arts et du Québec comme Créatrice de l'année des Laurentides.

J'ai lu des tonnes de livres. Ouvert, pénétré, fermé des montagnes de livres

je les ai traversés et je me suis fermé les yeux, je les ai réouverts.

En lues heures de marges heureuses

une valse instinctive en suspension sur le sourire des ombres cachées

à fleur de peaurosité imagine air

le souverain détail maître du jeu


et le plus gauche sera le plus gracieux.


Geneviève Oligny/ Sculpteure de lumière


Le projet de sculptures lumineuses de Geneviève Oligny, artiste atypique à la production unique, consiste à offrir au public, autour d'une image livresque éclatée, une exposition, de préférence dans un éclairage de pénombre, avec laquelle, il peut entrer en interaction. Étonnants vêtements-lanternes aux mille détails, ciselées à partir de pages de livres, de reliures, de tabliers de dactylographes ou autres éléments liés à l'écriture et au livre, des personnages grandeur nature, éclairés de l'intérieur, occupent à différents niveaux de suspension l'espace d'une salle plongée dans un clair-obscur. Des livres empilés sont judicieusement abandonnés sur le plancher avec ce qui reste de certains livres ayant servi à réaliser les sculptures, d'autres sont installés dans une idée de bibliothèque.

L'artiste utilise comme matière première les livres élagués par les bibliothèques et voués à la destruction. Le propos n'est toutefois pas un discours sur le recyclage, mais un désir, à travers une installation à la fois sophistiquée et ludique, d'exprimer, à force de détails issus des explorations dans la matière physique des livres et l'intimité de leurs odeurs, transparences, sonorités et autres vocabulaires, une sensibilité à l'objet livre que récuse une société maladivement cumulative et cultivant la désuétude sans attaches sentimentales à la sincérité d'un objet. Entretenant un rapport très personnel et particulier avec le livre, la lecture et les mots, Geneviève Oligny a voulu faire du livre, dans toutes les déclinaisons possibles, une création à grande portée pour l'imaginaire.

Le corps abrite sa propre lumière. De ce principe naît l'idée de le vêtir d'habits qui laissent passer la lumière. La puissance métaphorique de cette démarche artistique suggère aussi que le corps  abrite une parole et des mots, grâce à la logique de récupération et de seconde vie de pages de livres délaissées d'où provient tout l'art de la sculpteure. Grâce aussi à une pose, un geste suspendu, et surtout aux voies d'échappements de la lumière. Avec une gestuelle de graveure qui s'inscrit dans le vêtement de papier à coup d'incisions, y tatouant de minuscules alphabets de lumière.

Faisant appel aux sens et aux émotions des spectateurs, cette exposition propose un corpus d'habits de lumière créés par la sculpteure qui puise son inspiration dans une poésie découlant d'innombrables lectures en jouant de l'atmosphère à travers une réincarnation inventive de personnages illuminés.