Dans nos Laurentidess logo Édition du 1 février 2023 / 533e édition
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Dans sa onzième année!
Mise à jour: Il y a une semaine
Argenteuil à Cannes
un article, ça change pas le monde...

Lachute, le 10 février 2022

À l’automne 1996, une production américaine de grande envergure installait ses décors dans la vallée d’Harrington, située au nord-ouest de Lachute. Jake Eberts, producteur à qui l’on devait des œuvres ambitieuses tel que Gandhi, Dancing With Wolves et Charriots of Fire avait déniché une ferme isolée dans les montagnes pour y tourner The Education of Little Tree, un film qui raconte l’histoire d’un enfant Cherokee de huit ans qui vit dans les Smoky Mountains du Tennessee des années trente. Des acteurs bien connus faisaient partie de la distribution dont James Cromwell, Graham Green et Tantoo Cardinal. Associée à la société Paramount Pictures, cette production dotée d’un budget de treize millions de dollars avait attiré l’attention des médias.

Or, un reportage du journaliste et critique de cinéma, feu Luc Perreault, publié dans La Presse du 12 octobre 1996 rapportait les propos élogieux du producteur à l’égard du potentiel cinématographique de la région. Cet article a été l’étincelle qui a provoqué la naissance du Bureau du cinéma et de la télévision d’Argenteuil en 1997, devenu celui des Laurentides en 2000, aujourd’hui connu sous le nom de Film Laurentides.

Interpelés par cet article de La Presse, les cofondateurs et complices, Marc Carrière, directeur général de la MRC d’Argenteuil et Dany Brassard, actuel directeur du service de développement économique pour la même MRC, ont lancé l’idée un peu folle de créer un organisme ayant pour mission de promouvoir le territoire et de faciliter l’accueil des tournages cinématographiques, télévisuels et publicitaires. Encouragé et appuyé par feu André Lafond, commissaire du Bureau du cinéma et de la télévision de Montréal, le duo a multiplié les initiatives, poussant même l’audace jusqu’à participer à des missions économiques à Los Angeles et à Cannes, ce qui pouvait d’abord sembler farfelu.

Croisé par hasard lors du Festival de Cannes en mai 1998, les cofondateurs de l’organisme ont accosté Luc Perreault pour le remercier d’avoir «sonné une cloche» chez les responsables du développement économique. Surpris par l’effet positif que son reportage avait suscité, le journaliste publiait un deuxième texte ayant pour titre «Argenteuil à Cannes : un article, ça change pas le monde…» dans lequel il relatait l’événement.

«Que de riches et beaux chemins parcourus. Avec mon ami et complice Dany, ce fut pour moi un grand privilège et un honneur d'être associé à cette grande et magnifique aventure. Merci à André Lafond, aux dévoués membres du conseil d'administration et bravo à Marie-Josée Pilon et Élisabeth Dumouchel, qui continuent à faire rayonner Film Laurentides avec autant de dévouement, de brio et de professionnalisme» témoigne Marc Carrière.

«Des partenaires publics et privés ont répondu favorablement, séduits par cette initiative régionale. On voyait bien que notre idée faisait son chemin et qu’il y avait un réel engouement autour de notre mission. Si quelques-uns étaient septiques au départ, ils ont été convaincus depuis et appuient toujours l’organisme» se souvient Dany Brassard, qui a assumé la direction de l’organisme jusqu’en 2012.

Conscients du succès remporté non seulement dans Argenteuil, mais dans les sept MRC voisines, les trois paliers de gouvernement et partenaires du milieu ont en effet accepté de signer, dès septembre 2000, une première entente triennale et de confier à l’OBNL le mandat de promouvoir l’ensemble de la région des Laurentides, qui compte soixante-seize municipalités. La région a accueilli plus de six cent cinquante-cinq équipes de productions depuis sa création. L’équipe de Film Laurentides, appuyée par un conseil d’administration composé de neuf résidents des Laurentides reconnus pour leur implication, est confiante pour l’avenir.

«On constate une performance remarquable de la part de Film Laurentides. Le nombre de tournages et les retombées économiques, touristiques et culturelles sont en constante augmentation. Ces résultats lui a d’ailleurs valu d’obtenir plusieurs prix et distinctions, dont le prestigieux PRIX HECTOR-FABRE, décerné par le ministère des Relations internationales et le LAURÉAT NATIONAL ARGENT accordé par Les Grands Prix du Tourisme québécois» souligne Paul Calce, président du conseil d’administration et directeur de la Corporation de développement économique de la MRC des Laurentides. Rappelons que le Prix Hector-Fabre récompense l’originalité, la qualité et la durée d’un projet mené en région, les retombées à l'échelle locale et son rayonnement à l’international.

Desjardins accorde une aide financière à Film Laurentides

Les douze caisses Desjardins des Laurentides, ainsi que le Centre Desjardins Entreprises Laval-Laurentides, étaient fiers d’annoncer en début d’année, un nouvel appui financier de soixante mille dollars (60 000$) en soutien aux activités de Film Laurentides pour les trois prochaines années.

Située à proximité de Montréal et reconnue pour la diversité de ses paysages, la région des Laurentides a su capter l’attention de nombreux producteurs, réalisateurs et directeurs des lieux de tournage, qu'ils soient québécois ou étrangers. Créé il y a vingt-cinq ans, Film Laurentides est un organisme régional à but non lucratif ayant pour mission de promouvoir le territoire, accompagner les équipes de tournage et stimuler le développement économique, touristique et culturel de la région.

«Chaque année, ce sont des millions de dollars en retombées directes qui sont générés dans notre région grâce au travail remarquable de l’équipe de Film Laurentides. Il s’agit d’un atout considérable pour le développement régional à de nombreux égards et nous sommes fiers de pouvoir poursuivre notre collaboration avec l’organisme!», souligne M. Patrick Sultan, directeur général de la Caisse Desjardins d’Argenteuil.

Depuis ses tout débuts, l’organisme bénéficie d’un soutien financier de Desjardins à travers ses différents leviers financiers. Le nouvel engagement annoncé pour 2023-2025 est par ailleurs rendu possible grâce à l’implication de tous les partenaires Desjardins de la région laurentienne, démontrant ainsi tout leur soutien pour la mission de Film Laurentides dont les preuves ne sont plus à faire. En 2022 uniquement, ce sont trente-neuf tournages qui ont été accueillis et ont engendré deux millions six cent mille dollars (2,6 millions) en retombées directes.

«Film Laurentides a besoin de partenaires engagés dans le développement régional et Desjardins a toujours répondu présent. Nous sommes particulièrement reconnaissants du fait que les douze caisses des Laurentides, ainsi que le Centre Desjardins Entreprises Laval-Laurentides, se soient cette fois-ci mobilisés pour appuyer notre mission, c’est vraiment gratifiant», précise Marie-Josée Pilon, directrice générale et commissaire de Film Laurentides. Soulignons que les activités de promotion et les services d’accueils personnalisés de Film Laurentides ont contribué à attirer sept cents tournages depuis 1997. Visitez www.filmlaurentides.ca pour visionner la vidéo promotionnelle et en apprendre davantage.

Sur la photo : Les directeurs-rice généraux-ale et représentants des Caisses Desjardins des Laurentides, Marie-Josée Pilon et Élisabeth Dumouchel de Film Laurentides.

Marie-Josée Pilon honorée
par l'Alliance des femmes des industrie créatives

C'est le 30 novembre 2022 qu'Allia - l’Alliance des femmes des industries créatives, soulignait le talent et la carrière de cinq femmes remarquables de l’industrie et un de leurs alliés lors de son vingt-deuxième gala bénéfice. La cohorte 2022 inclut la commissaire et directrice générale de Film Laurentides Marie-Josée Pilon, la conceptrice et productrice Ève Tessier-Bouchard, la productrice d’expérience numérique, Anne Gibeault, la comédienne et autrice Florence Longpré, la co-directrice générale d’Immina Films, Marie-Hélène Lamarche et l’allié des femmes, le directeur de l’Inis, Jean Hamel.

Marie-Josée assure la direction de Film Laurentides depuis 2012, ayant d’abord occupé les fonctions de commissaire adjointe pendant onze ans. Intéressée à approfondir ses connaissances, elle acceptait en 2016 un poste occasionnel comme agente de recherche et de planification socio-économique au ministère de la Culture et des Communications. Diplômée en droit de l’Université de Sherbrooke en 1991, Marie-Josée a été avocate avant d’opter pour le droit notarial, profession qu’elle a pratiquée à Lachute jusqu’à son arrivée chez Film Laurentides. Son engament a largement contribué au développement économique, touristique et culturel de sa région natale, sa principale source de motivation.

«Je suis particulièrement touchée que ma candidature ait été proposée par ma collègue Élisabeth Dumouchel. Cette jeune femme est un bel exemple d’une relève engagée. Sa démarche a été appuyée par des membres de l’industrie et par des partenaires du milieu qui travaillent au développement des Laurentides et j’en suis très reconnaissante. La complicité, la complémentarité, la confiance et le respect entre les individus sont des valeurs qui me définissent. Film Laurentides partage ces mêmes valeurs et répond encore aujourd’hui aux critères d’acceptabilité sociale. Je remercie les cofondateurs et visionnaires Dany Brassard et Marc Carrière. Ils ont deviné bien avant moi que je pouvais assurer la relève et relever des défis, ils m’ont fait confiance» a tenu a souligné Marie-Josée au moment de recevoir son hommage.

«Depuis vingt et un ans cette année, Marie-Josée démontre qu’elle a à cœur la mission de Film Laurentides par son engagement et son dévouement à promouvoir la région, accompagner les équipes de tournage et stimuler le développement régional. Ses atouts et valeurs personnelles font d’elle une personne humaine, authentique et vraie. Ce prix est tout à fait mérité» précise Marie-Eve Bergeron, présidente d’ALLIA.

«Marie-Josée mérite cette reconnaissance. Elle travaille tellement fort pour faire rayonner la région et Film Laurentides. Le conseil d’administration est très heureux de son implication» souligne le président de l’organisme, monsieur Paul Calce.

Film Laurentides accueille
des producteurs et réalisateurs du Luxembourg

C’est sous un ciel sans nuage que Film Laurentides accueillait des producteurs et réalisateurs du Luxembourg présents à Montréal dans le cadre de Cinémania, le plus important festival de films francophones en Amérique du Nord. Forte de ses expériences antérieures, l’équipe composée de Marie-Josée Pilon et Élisabeth Dumouchel a proposé un itinéraire bien chargé qui a déjà fait ses preuves.

Les invités ont visité l’ancienne abbaye et le parc provincial d’Oka, marché sur les rives du lac des Deux-Montagnes, de la rivière des Outaouais et de la rivière Rouge, traversé la vallée de Harrington, survolé la région jusqu’à Tremblant, découvrant ainsi tout le potentiel cinématographique et télévisuel du territoire.

Réputé pour sa position stratégique au cœur du continent européen, le Luxembourg joue un rôle clé dans la coproduction francophone et compte à son actif plusieurs films réalisés avec le Québec. Le pays compte une quarantaine de sociétés de production, de postproduction, des studios spécialisés en effet spéciaux, animation et réalité virtuelle et augmentée. Le Luxembourg a fait le choix il y a une trentaine d’années de développer ses industries créatives, avec des résultats aujourd’hui impressionnants, notamment en matière de coproduction.

Sur la photo en bas à gauche : Roger Picard - Abbaye d’Oka, Élisabeth Dumouchel – Film Laurentides, Micheline Scheuren et Paul Thiltges - Paul Thiltges Distribution, Marie-Josée Pilon – Film Laurentides, Claude Waringo – Samsa, Donato Rotunno – Tarantula, André Fetzer – Amour Fou, Philippe Kohn – Philophon et Ady El Assal – Wady Films.

Tous ensemble pour célébrer Film Laurentides

C’est le 13 octobre 2022 que Fim Laurentides célébrait son vingt-cinquième anniversaire. Ce rendez-vous festif et convivial réunissait quelque cent cinquante convives, une foule composée de représentants de l’industrie audiovisuelle et de partenaires régionaux qui souhaitaient être présents pour souligner cet accomplissement.

«Film Laurentides c’est exactement ça! C’est un mélange parfait entre les gens de l’industrie et les gens de la région qui croient en notre mission. C’est précisément pour cela nous souhaitions fêter ensemble nos vingt-cinq ans. Soyons fiers de ce qu’on a accompli et soyons prêts, ensemble, à nous propulser dans le futur!» a expliqué Élisabeth Dumouchel, commissaire adjointe de Film Laurentides.

En collaboration avec le distributeur Sphère Films et le Cinéma Saint-Eustache, Film Laurentides présentait le long métrage Falcon Lake, produit par Metafilms et réalisé par Charlotte Le Bon. Tourné à l’été 2021 dans les municipalités de Gore, Harrington, Brownsburg-Chatham et Saint-Sauveur, ce long métrage a fait partie de la sélection de la Quinzaine des réalisateurs au prestigieux Festival de Cannes en 2022, où il avait été chaudement applaudi.

«À titre de président, mais aussi parce que je travaille au développement économique régional depuis plus de trente ans, je peux vous dire que je suis très impressionné quand je constate ce que Film Laurentides a accompli. Créer un organisme régional dont la mission consiste à promouvoir la région, accompagner les équipes de tournage et stimuler le développement économique, touristique et culturel, c’était quelque chose de très novateur il y a vingt-cinq ans! Et c’est toujours aussi pertinent aujourd’hui.» souligne le président de l’organisme, monsieur Paul Calce.

«Que de riches et beaux chemins parcourus. Avec mon ami et complice Dany Brassard, ce fut pour moi un grand privilège d'être associé à cette grande et magnifique aventure. Merci à André Lafond, aux dévoués membres du conseil d'administration et bravo à Marie-Josée Pilon et Élisabeth Dumouchel, qui continuent à faire rayonner Film Laurentides avec autant de dévouement, de brio et de professionnalisme.» témoigne Marc Carrière.

«Des partenaires publics et privés ont répondu favorablement, séduits par cette initiative régionale. On voyait bien que notre idée faisait son chemin et qu’il y avait un réel engouement autour de notre mission. Si quelques-uns étaient septiques au départ, ils ont été convaincus depuis et appuient toujours l’organisme.» se souvient Dany Brassard, qui a assumé la direction de l’organisme jusqu’en 2012.

«Film Laurentides est reconnaissant de pouvoir compter sur le soutien financier de plusieurs partenaires. Avec leur appui et leur confiance renouvelés, Film Laurentides peut mettre de l’avant des projets qui contribuent au positionnement des Laurentides à l’échelle nationale et internationale depuis maintenant vingt-cinq ans!» rappelle la commissaire de l’organisme, madame Marie-Josée Pilon.

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