Dans nos Laurentidess logo Édition du 21 septembre 2022 / 514e édition
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Dans sa dixième année!
Mise à jour: 23 juin 2022
Argenteuil à Cannes
un article, ça change pas le monde...

Lachute, le 10 février 2022

À l’automne 1996, une production américaine de grande envergure installait ses décors dans la vallée d’Harrington, située au nord-ouest de Lachute. Jake Eberts, producteur à qui l’on devait des œuvres ambitieuses tel que Gandhi, Dancing With Wolves et Charriots of Fire avait déniché une ferme isolée dans les montagnes pour y tourner The Education of Little Tree, un film qui raconte l’histoire d’un enfant Cherokee de huit ans qui vit dans les Smoky Mountains du Tennessee des années trente. Des acteurs bien connus faisaient partie de la distribution dont James Cromwell, Graham Green et Tantoo Cardinal. Associée à la société Paramount Pictures, cette production dotée d’un budget de treize millions de dollars avait attiré l’attention des médias.

Or, un reportage du journaliste et critique de cinéma, feu Luc Perreault, publié dans La Presse du 12 octobre 1996 rapportait les propos élogieux du producteur à l’égard du potentiel cinématographique de la région. Cet article a été l’étincelle qui a provoqué la naissance du Bureau du cinéma et de la télévision d’Argenteuil en 1997, devenu celui des Laurentides en 2000, aujourd’hui connu sous le nom de Film Laurentides.

Interpelés par cet article de La Presse, les cofondateurs et complices, Marc Carrière, directeur général de la MRC d’Argenteuil et Dany Brassard, actuel directeur du service de développement économique pour la même MRC, ont lancé l’idée un peu folle de créer un organisme ayant pour mission de promouvoir le territoire et de faciliter l’accueil des tournages cinématographiques, télévisuels et publicitaires. Encouragé et appuyé par feu André Lafond, commissaire du Bureau du cinéma et de la télévision de Montréal, le duo a multiplié les initiatives, poussant même l’audace jusqu’à participer à des missions économiques à Los Angeles et à Cannes, ce qui pouvait d’abord sembler farfelu.

Croisé par hasard lors du Festival de Cannes en mai 1998, les cofondateurs de l’organisme ont accosté Luc Perreault pour le remercier d’avoir «sonné une cloche» chez les responsables du développement économique. Surpris par l’effet positif que son reportage avait suscité, le journaliste publiait un deuxième texte ayant pour titre «Argenteuil à Cannes : un article, ça change pas le monde…» dans lequel il relatait l’événement.

«Que de riches et beaux chemins parcourus. Avec mon ami et complice Dany, ce fut pour moi un grand privilège et un honneur d'être associé à cette grande et magnifique aventure. Merci à André Lafond, aux dévoués membres du conseil d'administration et bravo à Marie-Josée Pilon et Élisabeth Dumouchel, qui continuent à faire rayonner Film Laurentides avec autant de dévouement, de brio et de professionnalisme» témoigne Marc Carrière.

«Des partenaires publics et privés ont répondu favorablement, séduits par cette initiative régionale. On voyait bien que notre idée faisait son chemin et qu’il y avait un réel engouement autour de notre mission. Si quelques-uns étaient septiques au départ, ils ont été convaincus depuis et appuient toujours l’organisme» se souvient Dany Brassard, qui a assumé la direction de l’organisme jusqu’en 2012.

Conscients du succès remporté non seulement dans Argenteuil, mais dans les sept MRC voisines, les trois paliers de gouvernement et partenaires du milieu ont en effet accepté de signer, dès septembre 2000, une première entente triennale et de confier à l’OBNL le mandat de promouvoir l’ensemble de la région des Laurentides, qui compte soixante-seize municipalités. La région a accueilli plus de six cent cinquante-cinq équipes de productions depuis sa création. L’équipe de Film Laurentides, appuyée par un conseil d’administration composé de neuf résidents des Laurentides reconnus pour leur implication, est confiante pour l’avenir.

«On constate une performance remarquable de la part de Film Laurentides. Le nombre de tournages et les retombées économiques, touristiques et culturelles sont en constante augmentation. Ces résultats lui a d’ailleurs valu d’obtenir plusieurs prix et distinctions, dont le prestigieux PRIX HECTOR-FABRE, décerné par le ministère des Relations internationales et le LAURÉAT NATIONAL ARGENT accordé par Les Grands Prix du Tourisme québécois» souligne Paul Calce, président du conseil d’administration et directeur de la Corporation de développement économique de la MRC des Laurentides. Rappelons que le Prix Hector-Fabre récompense l’originalité, la qualité et la durée d’un projet mené en région, les retombées à l'échelle locale et son rayonnement à l’international.

Rapport annuel 2021-2022 : Au-delà des objectifs fixés!

Film Laurentides a déposé son rapport annuel 2021-2022 le 16 juin 2022. Ayant pour mission de promouvoir le territoire, accompagner les équipes de tournage et stimuler le développement régional, l’organisme est fier d’annoncer que l’année a été très occupée, dépassant même les objectifs fixés.

«Témoin d’une effervescence et d’une augmentation bien concrète des tournages en 2021, l’équipe de Film Laurentides a accéléré le rythme afin de répondre à une demande en forte croissance. Les membres du conseil d’administration sont très satisfaits des résultats. Accueillir cinquante-quatre tournages, c’est beaucoup de travail en amont.» précise monsieur Paul Calce, président de l’organisme et directeur général de la Corporation de développement économique de la MRC des Laurentides.

Les cinquante-quatre productions ont cumulé des dépenses directes s’élevant à plus de trois millions de dollars et huit mille deux cents nuitées. Ces chiffres démontrent bien l’impact économique, touristique et culturel que génère l’industrie audiovisuelle pour les municipalités, les résidents, les commerçants et entreprises de la région des Laurentides.

Parmi ces productions figurent notamment les longs métrages Falcon Lake et Un été comme ça, produits par Méta Films, Jules au pays d’Asha, produit par la Coop Vidéo, les téléséries Aller simple, produite par Sphère, Lac noir, produite par Pixcom, Après, une production de Duo Productions et Le temps des framboises, produit par Trio Orange. En ce qui a trait aux tournages étrangers, la région a notamment accueilli Three Pines, la première série d’Amazon tournée au Québec, Single All the Way, un film de Noël signé Netflix, la comédie d’horreur Disappointment Blvd de A24 et Transformers 7.

Pour consulter le rapport annuel, visitez la section À propos > Documents > Rapports annuels 2021-2022 de notre site web www.filmlaurentides.ca.

Film Laurentides présente le résultat de deux études

Dans le cadre d’une démarche visant à mesurer la portée de ses activités d’accueil et de promotion, Film Laurentides devait réaliser une étude sur les retombées économiques des tournages dans la région et une étude portant sur l’analyse et la comparaison de son modèle d’affaires avec ses corollaires québécois et canadiens.

Pour répondre à la demande formulée par la direction de Laval, de Lanaudière et des Laurentides du ministère de la Culture et des Communications, Film Laurentides a mandaté l’Institut de la statistique du Québec, ainsi que le consultant Michel Houle. L’étude d’impact économique a été réalisée suite à l’analyse des informations colligées annuellement par Film Laurentides auprès des producteurs québécois et étrangers ayant tourné dans les Laurentides. Elle porte d’abord sur l’évolution des activités de tournage, puis se concentre sur les dépenses directes effectuées en région, s’attardant à définir la portée de cette notion. Si on résume sommairement les résultats énoncés, on constate qu’entre 2009-2013 et 2014-2018:

Ø Les dépenses directes effectuées dans la région ont augmenté de 42%

Ø Le nombre de nuitées a augmenté de 78%

Ø Le nombre de tournages a augmenté de 30%

Ø 78% sont des productions entièrement québécoises

Ø 19% sont des productions étrangères

Ø 3% sont des coproductions

Ø 40% des tournages étrangers et coproductions qui s’installent à Montréal tournent dans la région

Ø 64% des dépenses directes effectuées sont liées à la location des lieux de tournage et frais afférents

Ø 36% sont des dépenses d’hébergement, restauration, alimentation et autres types de fournisseurs de biens et services privés et publics

Ø Les dépenses directes effectuées au cours des cinq dernières années s’élèvent à 9.2 M$

Pour effectuer l’étude comparative, Film Laurentides a mandaté Stratégies Immobilières LGP, laquelle a travaillé en étroite collaboration avec E&B Data, une firme externe spécialisée en études économiques. La sélection des organisations analysées et sondées a été faite à partir des membres du regroupement des Bureaux du cinéma et de la télévision du Canada (BCTC) qui sont exclusivement dédiés aux activités d’accueil et de promotion. Cette étude permet de faire d’intéressants constats, notamment :

Ø 69% des organisations agissent en tant qu’OBNL

Ø 69 % sont en activité depuis plus de dix ans

Ø 92 % reçoivent un financement du gouvernement provincial

Ø 54% ont des revenus provenant du gouvernement fédéral

Ø 38 % reçoivent des fonds régionaux

Ø 53% doivent pouvoir compter sur les partenaires privés

Ø 62% ne génèrent aucun revenu autonome

Ø Toutes les organisations offrent leurs services gratuitement

Ø Les éléments inclus aux calculs des retombées économiques de chaque organisation ne sont pas standardisés, ce qui explique en partie les écarts.

Si les forces et les enjeux détaillés dans l’étude se ressemblent, si la perception positive relative aux perspectives d’avenir est unanime, LGP a cependant rapporté que la comparaison du modèle d’affaires des Bureaux du cinéma et de la télévision régionaux, entre eux, demeure difficile à établir puisque les organisations sont très hétérogènes.

Aux termes de cette étude, force est de constater que la région des Laurentides se positionne favorablement, ayant à son actif les principaux éléments clés du succès d’un territoire et d’une organisation qui y sont colligés, à savoir :

Ø La reconnaissance gouvernementale de l’importance de l’industrie sur le territoire

Ø Le rayonnement à l’échelle régionale, nationale et internationale

Ø La capacité de mobilisation du milieu

Ø Le rapport coûts/bénéfices

Ø La proximité des grands centres

Ø La valorisation des attraits naturels, des paysages et du patrimoine

Ø L’expertise et l’expérience de l’organisation depuis 1997

Ø Une base de données à jour (photothèque et contacts)

Ø Des retombées économiques directes quantifiables

Vous pouvez recevoir ces études en vous adressant à Film Laurentides.

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