Dans nos Laurentidess logo Édition du 23 novembre 2022 / 523e édition
11
Dans sa onzième année!
Mise à jour: 9 mai 2021
L'ACPAV célèbre son cinquantième anniversaire

L’Association coopérative de productions audiovisuelles (ACPAV) a été officiellement créée le 6 février 1971. Conçue d’emblée comme un lieu de création libre, l’ACPAV soutient depuis un demi-siècle un cinéma d’auteur engagé, explorant, à travers tous les genres possibles, les réalités sociopolitiques de son temps : d’Elvis Gratton à Antigone, de L’eau chaude, l’eau frette à 20h17 rue Darling, de Bulldozer au Démantèlement.

Depuis ses débuts, l’ACPAV n’a cessé d’explorer de front des thèmes qui restent toujours d’actualité : qu’il s’agisse de l’altérité et de l’immigration (Les Voleurs de job de Tahani Rached, La Sarrasine de Paul Tana, Antigone de Sophie Deraspe), de notre américanité (Ti-Cul Tougas de Jean-Guy Noël, La Ligne de chaleur d’Hubert-Yves Rose, Le Vendeur de Sébastien Pilote), ou de notre héritage religieux (la trilogie des vertus théologales de Bernard Émond : La Neuvaine, Contre toute espérance, La Donation).

Alliant œuvres de fiction engagées et documentaires d’auteur, les œuvres de l’ACPAV se sont distinguées tant par leurs dimensions politiques (15 Novembre de Hugues Mignault et Ronald Brault, Octobre de Pierre Falardeau, L’erreur boréale de Richard Desjardins et Robert Monderie) que par leur volonté de refléter toutes les facettes de la culture d’ici (L’Infonie inachevée de Roger Frappier, Mort subite d’un homme-théâtre de Jean-Claude Coulbois).

Maison-mère de plusieurs auteurs à qui elle donna leur première chance (Paul Tana, Pierre Falardeau, Bernard Émond, Benoit Pilon, Sébastien Pilote), positionnée à l’avant-garde du cinéma des femmes (de La Vie Rêvée de Mireille Dansereau – premier film de fiction québécois réalisé par une femme dans le privé – aux œuvres de Brigitte Sauriol, Tahani Rached, Léa Pool, Denise Benoît), l’ACPAV a toujours accompagné l’évolution de la société québécoise à travers ses films, qui sont autant de marqueurs sociologiques portant un regard éclairant sur l’histoire du Québec.

À l’heure où Antigone de Sophie Deraspe vient couronner son premier demi-siècle, l’ACPAV est fière de son passé, mais aussi résolument tournée vers l’avenir. Et compte bien profiter de ses cinquante ans pour vous convier à célébrer le travail de ses artisans, mais aussi pour renouveler ses engagements envers les valeurs qui ont toujours été les siennes, à une époque où celles-ci semblent parfois menacées.

Nous invitons donc les cinéphiles à surveiller notre page Facebook et notre site au cours des prochains mois, car les événements célébrant nos cinquante ans ne manqueront pas : projections, expositions, articles de fond, souvenirs de tournage, débats… Or ces fêtes n’auront de sens que si vous voulez bien y participer.

Alors, gardez l’œil ouvert - Cinquante ans ... ça se fête!

À propos de l’ACPAV

Depuis sa fondation en 1971, l’ACPAV (Association coopérative de productions audio-visuelles) se consacre au développement et à la production de films d’auteur et manifeste un intérêt particulier pour les oeuvres qui suscitent une réflexion. Si l’ACPAV a su conserver contre vents et marées le goût du cinéma culturel, nouveau et différent, elle le doit à l’acharnement des auteur.e.s-réalisatreurs.trices, mais aussi, en grande partie à celui des producteurs.trice maison, Marc Daigle, Bernadette Payeur, René Gueissaz, plus récemment Robert Lacerte et François Bonneau, fidèles aux valeurs qui l’ont toujours guidée. Ils en profitent pour remercier les nombreux cinéastes trop nombreux pour être tous nommés ici, qui ont fait de l’ACPAV ce qu’elle est aujourd’hui. Cette année de commémoration leur est dédiée. Actuellement les projets d’une douzaine de scénaristes et réalisateurs.trices de toutes générations sont en chantier pour la prochaine décennie acpavienne.

© 2012-2022 Les éditions Pommamour.
Tous droits réservés.