Dans nos Laurentidess logoÉdition du 20 mai 2026 / 704e édition
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Déjà 13 ans!
Mise à jour: Il y a 4 jours
Pris Bédélys 2026/Les lauréats
Dévoilement des bandes dessinées gagnantes
des vingt-septièmes prix Bédélys et ouverture de la quinzième édition
du Festival BD de Montréal

Le Festival BD de Montréal (FBDM) a donné le coup d’envoi de sa quinzième édition. Présenté du 15 au 17 mai 2026, en collaboration avec la SDC rue Saint-Denis et Télé-Québec, la plus grande célébration de la bande dessinée se déploie de nouveau sur la rue Saint-Denis, piétonne entre Gilford et Roy. Un nombre record de plus de trois cent cinquante artistes et cent quatre-vingt-dix exposant·es est attendu sous les chapiteaux tout au long de la fin de semaine.

La soirée d’ouverture, animée par la recherchiste et scénariste Catherine-Emmanuel Brunet à Ausgang Plaza, est venue clore la journée dédiée aux professionnel·les du milieu de la BD. Ce fut aussi l’occasion de remettre les vingt-septièmes prix Bédélys, présentés en collaboration avec la SODEC, qui soulignent les bandes dessinées les plus marquantes publiées ou diffusées au Québec en 2025. Six œuvres ont été récompensées et un total de cinq mille dollars (5 000$) en bourses a été remis aux lauréat·es.

Les œuvres gagnantes

Bédélys Québec : Cannon, Lee Lai (Drawn & Quarterly)

Bédélys jeunesse Québec : La maison cachette, Erika Soucy, Geneviève Bigué (Éditions de La Pastèque)

Bédélys indépendant francophone : Les pieds d'Isadora, Karima Lacroix

Bédélys indépendant anglophone : Take That, Nina Drew

Bédélys jeunesse : La Nuit aux loups, VAN (Casterman)

Bédélys étranger : Drome, Jesse Lonergan (404 Graphic)

Les coups de cœur des jurys

Les BD gagnantes ont été sélectionnées par six jurys bénévoles composés de quatre-vingt-treize personnes : bibliothécaires, libraires, éditeur·rices, autres professionnel·les du livre et passionné·es de bande dessinée. Petite particularité, le prix Bédélys jeunesse est remis par des groupes de jeunes lecteurs et lectrices provenant de cinq bibliothèques montréalaises participantes.

Au total, plus de neuf cent dix-sept bandes dessinées ont été lues (et parfois relues)!

Voici plus de détails sur cette prestigieuse sélection et ce qui a séduit les jurys :

Bédélys Québec : Cannon, Lee Lai (Drawn & Quarterly)

Le prix Bédélys Québec récompense la meilleure bande dessinée d’un·e artiste québécois·e publiée par une maison d’édition québécoise. Le prix a été remis par la Librairie Planète BD, qui a offert une bourse de mille cinq cents dollars (1 500$), et il était accompagné d’un trophée réalisé et offert par Karl Dupéré-Richer.

Mot du jury :

La bande dessinée est un médium parfait pour étudier le monde qui nous entoure ; elle nous permet ici d’avoir un aperçu de la vie de jeunes Chinoises de deuxième génération dans le Québec d’aujourd’hui.

Lee Lai pose un regard sino-québécois sur Montréal à travers Cannon, un personnage dont les émotions bouillonnent mais qui, aux yeux de toutes et tous, semble en parfait contrôle. Cette jeune femme tente de contrôler son environnement – une tâche ardue lorsqu’on est proche-aidante pour son grand-père, que la communication avec sa mère est difficile et qu’on travaille dans le chaos du milieu de la restauration. Elle doit aussi naviguer entre une amitié étouffante et une relation amoureuse pour le moins complexe.

L’autrice, grâce à sa maîtrise remarquable de la transition entre les différentes séquences, maintient brillamment les lecteur·rices en haleine. Les expressions des personnages et le détail des décors rendent le dessin particulièrement immersif, et nous sommes transporté·es dans chaque case de la bande dessinée. Les interactions entre les personnages plein de profondeur et la théâtralité des situations achèvent de faire de Cannon une œuvre remarquable.

Bédélys jeunesse Québec : La maison cachette, Erika Soucy, Geneviève Bigué (Éditions de La Pastèque)

Le prix Bédélys jeunesse Québec récompense la meilleure bande dessinée destinée aux jeunes de quatorze ans et moins d’un·e artiste québécois·e publiée par une maison d’édition québécoise. Le prix a été remis par Télé-Québec, assorti d’une bourse de mille cinq cents dollars (1 500$), et il était accompagné d’un trophée réalisé et offert par la coop La Planque. Enfin, FAB produira une capsule vidéo avec les gagnantes.

Mot du jury :

Comment expliquer à des enfants la réalité d’un déménagement temporaire dans une maison d’hébergement pour victimes de violence conjugale? Avec du doigté, de la douceur, et un brin de fantaisie, si on se fie à cette bande dessinée d’Érika Soucy et de Geneviève Bigué. La maison cachette réussit avec brio à ramener le drame à hauteur d’enfant en alternant les moments difficiles et ceux plus doux, et en rappelant que la joie reste à portée de main, à qui sait l’accueillir. Le texte est juste et poétique, sur un scénario qui évite la lourdeur à grand coup de tendresse, que ça soit celle des peluches qui prennent vie, ou celle du lien entre la jeune protagoniste, sa mère et son frère.

Les images, pour leur part, nous enveloppent et nous guident à travers la palette des émotions en jouant subtilement sur les teintes froides et chaudes selon les besoins de la narration.

Le sujet ne pouvait rêver deux meilleures ambassadrices.

Bédélys indépendant francophone : Les pieds d'Isadora, Karima Lacroix

Le prix Bédélys indépendant francophone récompense la meilleure bande dessinée francophone autoéditée au Québec. Le prix a été remis par le FBDM, assorti d’une bourse de mille dollars (1 000$), d’un espace au prochain Festival, et il était accompagné d’un trophée réalisé et offert par l'atelier Gianni's Angels.

Mot du jury :

Il est rare de tomber sur une première publication aussi magistrale. Karima Lacroix y dépeint le récit d’émancipation sincère d’une jeune fille à la poursuite de son rêve. Véritable passionnée, la protagoniste Laleh rêve de danser le ballet professionnellement. Jusqu'à quel point la passion et l'ambition se brouillent pour continuer le rêve? C’est d’ailleurs l’une des plus belles réussites du récit, l’autrice étant à l’aise à jongler avec des thématiques complexes qui restent accessibles. Elle maîtrise à la perfection les codes de la bande dessinée en proposant un récit bien construit à la narration impeccable. Une histoire classique d’apprentissage qui nous transporte dans un Montréal d’une autre époque.

Les coups de brosse en feutre donnent l’impression que les illustrations sont tirées de magazines de mode. La palette de couleurs désaturées au charme rétro évoque une certaine nostalgie – un effet particulièrement réussi pour rappeler que l’histoire se déroule dans les années 90. La composition des plans apporte beaucoup de dynamisme et se prête parfaitement aux séquences de danse.

Le jury a été impressionné par le talent de Karima Lacroix, surlignant la maturité de cette première bande dessinée. C’est une œuvre d’une qualité exceptionnelle qui saura laisser sa marque parmi les lectures incontournables.

Bédélys indépendant anglophone : Take That, Nina Drew

Le prix Bédélys indépendant anglophone récompense la meilleure bande dessinée anglophone autoéditée au Québec. Le prix a été remis par le FBDM, assorti d’une bourse de mille dollars (1 000$), d’un espace au prochain Festival, et il était accompagné d’un trophée réalisé et offert par En Masse.

Mot du jury :

Take That a été choisie comme BD gagnante cette année en partie parce qu'elle incarne à merveille l’esprit de Montréal. Récit autobiographique évoquant des escapades nocturnes d’enfance et la découverte de la «League of Lady Wrestlers», cette bande dessinée est charmante, drôle, captivante et reflète tout ce qu’il y a de meilleur dans cette ville. À bien des égards, Take That (tant les événements originaux que la BD) n’aurait pu voir le jour qu’à Montréal. Récit d’apprentissage autonome qui laisse néanmoins entrevoir un monde bien plus vaste et dynamique, cette bande dessinée au format poche réconfortant combine des illustrations et des personnages émouvants avec des scènes d’action savamment chorégraphiées (et palpitantes !), offrant ainsi un résultat dynamique qui incarne le meilleur de ce que la bande dessinée peut offrir.

Ce portrait hyper-spécifique d’une sous-culture correspond parfaitement à la mission du Bédélys Indépendant, qui consiste à récompenser les talents locaux audacieux et pleins d’entrain. Sauvage et énergique, l’utilisation audacieuse de la couleur n’en reste pas moins picturale, réfléchie, impressionniste et d’une grande beauté dans son déploiement. En dépit d’un sujet pour le moins tumultueux, c’est un délice pour les yeux, une confection de pastels et de tons précieux qui ravit les sens sans jamais sacrifier le plaisir.

Bédélys jeunesse : La Nuit aux loups, VAN (Casterman)

Le prix Bédélys jeunesse récompense la meilleure bande dessinée en langue française destinée aux jeunes de sept à quatorze ans et il est choisi par un jury de jeunes lectrices et lecteurs. Il était accompagné d’un trophée réalisé et offert par la coop La Planque.

Mot du jury :

Le scénario original de VAN ouvre magistralement un pan de notre histoire. La Nuit aux loups nous transporte dans un univers rarement représenté en BD jeunesse, soit le quotidien au début du dix-neuvième siècle à Québec, en pleine saison hivernale. Donnant vie à l’une de nos plus vieilles légendes, elle nous présente un loup-garou adolescent au grand cœur, évoluant au sein d’une famille dysfonctionnelle mais aimante, et doté d’un étonnant cercle d’ami·es. Les jeunes lecteur·rices s’identifient tout de suite à ce pauvre bougre d’une autre époque! Enfermé chaque nuit depuis sa malencontreuse transformation, il cause tout un émoi au sein de la ville alors qu’il s’échappe une nuit où son amie disparaît. Solidarité et entraide sont ainsi au cœur de cette enquête attachante à l’intrigue bien ficelée.

Les illustrations réussissent à créer un sentiment d’intimité au sein de l’hiver glacial. Le trait fluide, le coloris chaud et les visages expressifs servent cette histoire où l’amitié est mise à rude épreuve. Le déploiement dynamique des cases rythme l’enquête alors que le temps presse, imprégnant les lecteur·rices d’un sentiment d’urgence. La chute nous laisse complètement abasourdi·es, et la suite est attendue avec enthousiasme!

Bédélys étranger : Drome, Jesse Lonergan (404 Graphic)

Le prix Bédélys étranger récompense la meilleure bande dessinée en langue française publiée hors Québec. Il était accompagné d’un trophée réalisé et offert par l'atelier Le Mange Papier de Gatineau.

Mot du jury :

Avec Drome, Jesse Lonergan offre aux lectrices et aux lecteurs une œuvre saisissante par son graphisme et son utilisation du gaufrier. L’auteur propose une cosmogonie moderne retraçant la naissance d’un monde et d’une civilisation. À partir d’un univers primordial marqué par la violence originelle entre les premiers êtres humains, une divinité surgie des océans tente d’imposer un ordre nouveau et d’enseigner les bases de la civilisation. Le récit déroule ainsi une vaste fresque mythologique où se mêlent guerre, spiritualité et évolution des sociétés humaines. Lonergan parvient, sans parole, à délivrer son contenu, et à plonger le lectorat dans son univers coloré. Par sa narration graphique innovante, son ambition thématique universelle et sa proposition artistique singulière, Jesse Lonergan revient aux fondamentaux de la bande dessinée, le récit par l’image – ce qui a su profondément toucher les membres du jury.

L’équipe du FBDM remercie chaleureusement les finalistes des vingt-septièmes prix Bédélys et félicite les lauréat·es !

Prix Bédélys 2026
Dévoilement des finalistes des vingt-septièmes prix Bédélys

Le Festival BD de Montréal (FBDM), en collaboration avec la SODEC, a le plaisir de dévoiler les trente-cinq bandes dessinées finalistes des vingt-septièmes prix Bédélys, qui récompensent les meilleures œuvres publiées ou diffusées au Québec en 2025.

Quelle incroyable sélection! Il y en a pour tous les goûts et on y souligne le travail d’artistes qui en sont à leur premier livre. C’est un immense plaisir de voir que le jury de jeunes lecteurs et lectrices a choisi les œuvres de deux bédéistes du Québec dans sa sélection pour le prix Bédélys jeunesse cette année. Je suis aussi particulièrement fière de rappeler que toutes les BD finalistes sont faites par des humain·es, sans utilisation d’intelligence artificielle générative. - Mélanie La Roche, directrice générale du FBDM

Les lauréat·es seront dévoilé·es lors de la soirée d’ouverture du Festival, le 14 mai 2026 à Ausgang Plaza. Cet évènement marquera le coup d’envoi de la quinzième édition du Festival BD de Montréal, qui se tiendra sur la rue Saint-Denis du 15 au 17 mai 2026, en collaboration avec la SDC Rue Saint-Denis et Télé-Québec.

Des partenaires qui soutiennent les créateurs et les créatrices

Télé-Québec, collaborateur du FBDM et partenaire des prix, soutient la culture d’ici et remettra de nouveau le prix Bédélys jeunesse Québec qui s’accompagne d’une bourse de mille cinq cents dollars (1 500$) et d’une capsule vidéo produite par FAB avec la personne gagnante.

La Librairie Planète BD est un partenaire de longue date qui remettra quant à elle le prix Bédélys Québec, assorti d’une bourse de mille cinq cents dollars (1 500$).

Enfin, le Festival BD de Montréal souhaite souligner l’importance de l’auto-édition comme vecteur d’exploration et de créativité. Il offrira ainsi à chacun·e des lauréat·es des prix Bédélys indépendants francophone et anglophone une bourse de mille dollars (1 000$), ainsi qu’une demi-table pour l’édition suivante du Festival.

Pour déterminer les finalistes de cette année, ce sont six jurys indépendants composés d’un total de quatre-vingt-treize membres bénévoles qui ont lu (et parfois relu) plus de neuf cent dix-sept bandes dessinées! Les jurys sont composés principalement de bibliothécaires, libraires, éditeur·rices et autres professionnel·les du livre à l’exception du prix Bédélys jeunesse, qui est remis par des groupes de jeunes lecteurs et lectrices provenant de cinq bibliothèques montréalaises participantes.

Le Festival BD de Montréal et les membres des jurys des prix Bédélys félicitent les finalistes pour la grande qualité de leurs œuvres et le plaisir qu’ils et elles ont eu à les lire.

Voici les finalistes des vingt-septièmes prix Bédélys :

Les finalistes Bédélys Québec

Meilleure bande dessinée d’un·e artiste québécois·e publiée par une maison d’édition québécoise. Présenté par la Librairie Planète BD.

Cannon, Lee Lai (Drawn & Quarterly)

La glace part en morceaux, Charlotte Gosselin (Pow Pow)

Les canots de Satan, Alexandre Fontaine Rousseau, Xavier Cadieux (Pow Pow)

Migrasyon, Jimmy Suzan (Éditions de la Pastèque)

Pétales et pépins, Floramaille (Nouvelle adresse)

Les finalistes Bédélys jeunesse Québec

Meilleure bande dessinée destinée aux jeunes de quatorze ans et moins d’un·e artiste québécois·e publiée par une maison d’édition québécoise. Présenté par Télé-Québec.

Ataria Zéro, Alex A. (Presses Aventure)

Chroniques de ruelles T.2 : Les rencontres de Zara, Sampar (Éditions Michel Quintin)

La maison cachette, Erika Soucy, Geneviève Bigué (Éditions de La Pastèque)

Le facteur de l'espace T.4 : Panique à la poste!, Guillaume Perreault (Éditions de La Pastèque)

Mimose & Sam, la maison disparue, Cathon (Comme des géants)

Bédélys indépendant francophone

Meilleure bande dessinée francophone autoéditée au Québec.

Carnet d'un·e anxoissé·e, GourdonR

L'Avenir du monde se joue au salon de thé, Chakare

Les pieds d'Isadora, Karima Lacroix

Survivre, Sacha Bernard

Un éclat dans la nuit, Maïa Zeidan

Bédélys indépendant anglophone

Meilleure bande dessinée anglophone autoéditée au Québec.

As Seen on Conan, Alex Nem

Life After Life, Joshua Barkman

Take That, Nina Drew

The Bookbinder's Slaughter, Keenan Poloncsak

Where the Cat Is, Jody Soh

Bédélys jeunesse

Meilleure bande dessinée en langue française destinée aux jeunes de sept à quatorze ans.

Go Akio T.1 – Le plus jeune lumisurge, Chasa (Presses Aventure)

Golem Nanny, Zimra (Drakoo)

Jefferson, Antoine Ronzon, d’après l’oeuvre de Jean-Claude Mourlevat (Gallimard BD)

La Nuit aux loups, VAN (Casterman)

Sans voix, Alessandro Atzei, Manuele Morlacco, Lidia Bolognini (Glénat)

Bédélys étranger

Meilleure bande dessinée en langue française publiée hors Québec.

Beneath the trees where nobody sees, Patrick Horvath (Ankama © Patrick Horvath)

Drome, Jesse Lonergan (404 Graphic)

Les guerres invisibles, Marina Lisa Komiya (Casterman)

Les sentiers d’Anahuac, Romain Bertrand, Jean Dytar (Éditions Delcourt)

Mitsuo T.1, Jérôme Hamon, Gijé (Le Lombard)

Rouge signal, Laurie Agusti (Éditions 2042)

Sangliers, Lisa Blumen (L'employé du moi)

Shin Zero T.1, Guillaume Singelin, Mathieu Bablet (Rue de Sèvres - Label 619)

Soli Deo Gloria, Jean-Christophe Deveney, Édouard Cour (Dupuis)

Virgile, Mazel, Zidrou (Le Lombard)

Pour en savoir plus sur les œuvres et les bédéistes sélectionné·es, nous vous invitons à consulter le dossier média Bédélys. Retrouvez toutes les informations concernant les prix Bédélys et le Festival sur le site du FBDM.

Rendez-vous le 14 mai 2026 pour le dévoilement des BD gagnantes!

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