Dans nos Laurentidess logo Édition du 24 novembre 2021 / 471e édition
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Dans sa dixième année!
Mise à jour: 20 septembre 2021
Ville de Sainte-Adèle

À l’origine, Sainte-Adèle était une «mission», un vaste territoire au nord de la seigneurie des Mille-Îles et de la rivière à Simon. Monseigneur Bourget avait érigé en «mission» le canton d’Abercrombie en septembre 1846. Après la Conquête, les townships, donc les cantons, avaient succédé aux seigneuries de l’ancien régime français. À la fin de 1852, l’arrivée du premier curé résident, Éphrem Thérien, donne à Sainte-Adèle son statut de paroisse. En pays de colonisation, c’est l’Église catholique, et non l’État, qui détermine l’organisation du territoire. Sainte-Adèle a donc été, à l’origine, plus qu’une simple paroisse. La mission rejoignait même le lac des Sables. Si le fondateur, Augustin-Norbert Morin, a donné le prénom de sa femme, Adèle Raymond, à cette «mission», plusieurs autres vocables sont apparus. Selon les gares, les bureaux de poste, les chapelles, etc., non sans créer une certaine confusion.

Avec ses paysages, ses quarante lacs, ses quatre rivières – rivières du Nord, Doncaster, Aux Mulets, À Simon - Sainte-Adèle reste fidèle à son image. Berceau du théâtre d’été, des centres d’art, d’événements équestres, artistiques, cinématographiques, gastronomiques ou sportifs, la vie culturelle demeure intense. L’histoire de Sainte-Adèle est aussi celle d’une longue tradition de développement social, médical, touristique et institutionnel harmonieux. L’École hôtelière des Laurentides et l’école Augustin-Norbert-Morin (1963) font honneur à la Ville et à la région. Sainte-Adèle est au centre de la M.R.C. des Pays-d’en-Haut, ainsi nommée suite à la proposition du maire Guy Théorêt, il y a plus de vingt-cinq ans, en l’honneur des Belles histoires de Claude-Henri Grignon.

De grands hôtels reconnus, des auberges chaleureuses, de bonnes tables dont la renommée dépasse nos frontières ont marqué notre histoire. Huit salles de cinéma à la fine pointe de l’actualité et des techniques du septième art, un théâtre d’été, le regretté Pavillon des arts si cher à feu Pierre Péladeau et à son associé Me Colin Gravenor, tous deux amants de Sainte-Adèle, des galeries d’art, le musée Zénon Alarie, des bars et les spectacles populaires qu’ils présentent accueillent les visiteurs… et les citoyens. Les sentiers, les cinq terrains de golf, les deux centres de ski, trouvent leur apogée dans ce parc linéaire «quatre saisons» qu’est le P’tit Train du Nord qui traverse Sainte-Adèle sur treize kilomètres magnifiques. Ce même Train du Nord du curé Labelle, chanté par Félix Leclerc : «Dans le train pour Sainte-Adèle... y avait un homme qui voulait débarquer...» Jean-Pierre Ferland a raison de chanter les beautés du village dans Sainte-Adèle P.Q. : «Les arbres ont-ils de quoi mentir… le ciel est-il plus haut qu’ailleurs?» Combien d’artistes, de communicateurs et d’écrivains, dont l’inconditionnel Claude Jasmin, ont choisi Sainte-Adèle tant pour y situer des oeuvres romanesques que pour y vivre des jours heureux. Les arts ont toujours été présents à Saint-Adèle qui, à n’en pas douter, appartient à notre histoire nationale et à notre imaginaire collectif.

Gratuité pour l’accompagnateur
d’une personne handicapée

La Ville de Sainte-Adèle fait désormais partie des organisations partenaires du service accompagnement loisir, qui consiste à offrir la gratuité à l’accompagnateur d’une personne handicapée lors d’activités culturelles ou récréatives.

Ainsi, à Sainte-Adèle, les accompagnateurs d’une personne handicapée s’étant procurée une carte accompagnement loisir (CAL) auront accès gratuitement à une kyrielle d’activités offertes par la Ville ou ses partenaires :

· Cours et ateliers offerts dans le cadre de la programmation saisonnière des activités sportives et récréatives du Service des loisirs

· Programmation culturelle de la Place des citoyens

· Activités et ateliers offerts à la bibliothèque Claude-Henri-Grignon

· Accès à la plage municipale

· Accès au Parc de la rivière Doncaster

Les personnes handicapées peuvent se procurer la carte accompagnement loisir en ligne (www.carteloisir.ca) et ce, tout à fait gratuitement.

Favoriser l’intégration des personnes handicapées

Seule ville de la MRC des Pays-d’en-Haut à accepter la carte accompagnement loisir, Sainte-Adèle souhaite faciliter l’accessibilité aux lieux touristiques, culturels ou de loisirs pour les personnes handicapées. Trop souvent, ces personnes hésitent à participer aux activités, n’ayant pas d’accompagnateur ou ne souhaitant pas devoir payer une double entrée.

En adhérant au programme accompagnement loisir, la Ville de Sainte-Adèle pose un autre geste significatif qui s’inscrit dans sa volonté de favoriser l’inclusion et de briser l’isolement vécu par certaines personnes handicapées.

Rappelons que la Ville de Sainte-Adèle a reçu le prix Coup de cœur SOS intégration pour son camp de jour le Camp Taloup en 2019. Décerné par l’Association régionale de Loisirs pour Personnes Handicapées des Laurentides (l'ARLPH), le prix Coup de cœur SOS Intégration souligne les efforts des villes et municipalités des Laurentides afin de favoriser l’intégration des enfants en situation de handicap dans leurs camps de jour.

Pour connaître les critères d’admission et demander votre CAL, visitez le www.carteloisir.ca

L'identité adéloise à travers le regard de ses citoyens

La Ville de Sainte-Adèle est extrêmement fière de dévoiler le magnifique livre d’art «Sainte-Adèle», conçu par l’artiste et auteure Sandra Djina Ravalia.

Lancé à la bibliothèque Claude-Henri-Grignon en présence de l’auteure, de citoyens ayant participé au processus créatif et d’invités séduits par le projet, le livre d’art «Sainte-Adèle» est le premier d’une série de dix livres-objets réalisés grâce à la collaboration du ministère de la Culture et des Communications du Québec, dans le cadre du projet de médiation culturelle «Villes et villages des Laurentides, territoires identitaires».

Cette expérience artistique de l’auteure Sandra Djina Ravalia a été mise en place en 2016 pour cerner le territoire dans sa vastitude et sa fragmentation au travers d'une poignée de citoyens portés volontaires dans chacune des villes participantes. Il s'agissait de laisser les citoyens s’exprimer afin qu'ils donnent à l’auteure l'essence de ce qui constitue une identité frappante de ce territoire dans lequel ils vivent, par leur regard, leurs histoires et la saveur qu'ils en ont.

L’auteure a recueilli les propos et surtout, capturé les émotions des Adélois rencontrés, avant d’aller photographier le visuel sur le terrain, en essayant de transcrire la sensibilité de chacun au travers des sujets abordés. Le travail artistique de Sandra Djina Ravalia se trouvait précisément à cet endroit, c'est-à-dire dans la traduction artistique de leurs émotions.

Les propos et les images ont ensuite été rassemblés dans ce livre d’art, qui sera exposé en permanence à la bibliothèque Claude-Henri-Grignon pour consultation. Une fois les dix livres complétés, ils prendront la route du Québec, où ils seront présentés par l’auteure dans le cadre d’une exposition itinérante, afin de faire découvrir d'une façon exclusive notre si belle et grande région.

Il ne s’agit donc pas d’un album à prétention touristique, photographique, historique ou de littérature que l’artiste nous présente ici, mais bien du résultat d'une expérience humaine, réalisée dans un contexte particulier avec un groupe de citoyens et présenté sous forme d'une balade visuelle.

Voici comment l’artiste Sandra Djina Ravalia décrit son œuvre :

«Il est donné à entendre une diffuse poésie de l'âme du territoire dont il est question; matérialisée par les photographies sensibles des bâtiments patrimoniaux, de nature, d'histoire, le tout imbriqué d'intimités anecdotiques partagées. On frôle ce fameux invisible à l'œil, si cher au cœur, en le sentant transparaître au fil des pages...»

Tous sont invités à venir feuilleter ce magnifique ouvrage à la bibliothèque Claude-Henri-Grignon afin de découvrir une facette inédite de l’identité de Sainte-Adèle, de son territoire et surtout des gens qui y vivent, y rêvent et y innovent.

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