Dans nos Laurentidess logoÉdition du 29 avril 2026 / 701e édition
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Déjà 13 ans!
Mise à jour: 5 avril 2026
Maison des Arts Saint-Faustin
La Maison des Arts Saint-Faustin

La Maison des Arts et de la Culture est sise à côté d’une église centenaire dans l’ancien presbytère de Saint-Faustin. Lorsqu'il fût inhabité, plusieurs personnes convoitaient ce lieu privilégié.

Le 4 mai 1996, les membres du Groupe d’art de Saint-Faustin ont réalisé leur rêve en inaugurant la Maison des arts Saint-Faustin. Peintres, sculpteurs et artisans ont pu se réunir enfin afin de se donner un centre d’exposition et de rencontre. Leur passion pour la cause et leur détermination ont créé un des plus beaux centres d’exposition des Laurentides et de la région de Mont-Tremblant.

La diversité des événements a permis à plus de mille artistes d’y exposer leurs œuvres. Au fil du temps, des symposiums de sculpture ont doté la municipalité de trente-deux sculptures monumentales.

La majorité de nos visiteurs parlent encore de la pisciculture qui fût aménagée en 1934. En effet, Saint-Faustin était connu pour sa pisciculture. On y faisait l'élevage de la truite.

Cette pisciculture est malheureusement fermée depuis 1990.

Exposition DADA 2026
Exposition DADA 2026, vingtième édition

Dans le cadre de sa programmation printanière 2026, la Maison des Arts Saint-Faustin présente pour la vingtième année son exposition collective inspirée du mouvement DADA.

Intitulée Responsabilité non incluse, l’exposition propose une lecture contemporaine de l’esprit DADA comme posture critique, absurde et subversive face aux paradoxes sociaux actuels. Les artistes sont invités à réfléchir aux mécanismes de pouvoir, à la parole publique vidée de sens, à l’impunité, aux promesses ajournées et à l’écart grandissant entre discours et actions.

Cette exposition s’inscrit dans l’esprit originel du mouvement DADA, né du refus des discours creux, de l’autorité morale factice et des structures de pouvoir déconnectées de leurs conséquences humaines.

Responsabilité non incluse
propose un regard critique sur certaines formes contemporaines de gouvernance où la parole publique se multiplie, mais où l’imputabilité se raréfie. Promesses répétées, engagements différés, compassion mise en scène, indignation sélective : le langage politique devient parfois un décor, un geste performatif vidé de sa portée réelle.

À travers des œuvres empreintes d’absurde, de détournement, de collage et de rupture, les artistes réunis interrogent des réalités sociales persistantes : l’impunité des puissants, la normalisation de certaines violences, le désengagement face aux urgences environnementales, la gestion symbolique de la précarité humaine, et l’érosion du sens de responsabilité au sein des institutions.

Fidèle à l’héritage DADA, l’exposition ne cherche ni à moraliser ni à proposer de solutions. Elle préfère provoquer, déranger, faire rire jaune, et créer des zones de friction où le non-sens révèle parfois plus de vérité que le discours officiel.

DADA
devient ici un outil de résistance poétique et politique, un espace de liberté critique où l’absurde agit comme un miroir déformant de notre époque.

Axes de réflexion (non limitatifs)

Les propositions artistiques peuvent s’inscrire, entre autres, dans les thématiques suivantes :

- La parole publique comme mascarade
- L’impunité des puissants
- La responsabilité sans conséquence
- La compassion performative
- L’urgence environnementale reléguée au discours

Commissaires : Roch Bertrand, Robert Rochon et Alain Dorval

Entrée libre.

Du 11 avril au 6 juin.

Pour plus d'infos, cliquez.

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