Dans nos Laurentidess logoÉdition du 5 août 2026 / 715e édition
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Mise à jour: Aujourd'hui
Salle Alphonse-Desjardins de Mont-Tremblant
La Salle Alphonse-Desjardins de Mont-Tremblant

Vitrine de l’excellence en arts visuels et en métiers d’art à Mont-Tremblant, la salle Alphonse-Desjardins présente annuellement une dizaine d’expositions d’artistes et d’artisans professionnels de la région et d’ailleurs. Située dans l’hôtel de ville, sous la bibliothèque Samuel-Ouimet, elle laisse aussi la place aux projets d’expositions issus de la communauté.

Suspendue au plafond de la salle, à une hauteur de 3,7 mètres, une sculpture de monsieur René Derouin, qui s'intitule Les Migrants de l'espace, évoque un luminaire retenu par huit câbles d'acier. Sur un plateau d'aluminium ajouré de découpes au jet d'eau circulent environ trois cents personnages en céramique de quinze à dix-huit cm de hauteur. À l'étage de la bibliothèque, l'œuvre se retrouve au niveau du plancher, s'offrant ainsi au regard admiratif des visiteurs.

Faire corps/Nathalie Candelon-Morel
Faire corps
une exposition de Nathalie Candelon Morel

Faire corps réunit un ensemble de pièces réalisées par assemblage et collage, où l’artiste matérialise un corps en fusion avec son environnement naturel.

Inspirée par les migrations montréalaises vers les Laurentides et par une réflexion sur son propre processus créatif, l’artiste explore les liens entre le corps et la nature. En puisant dans des savoir-faire traditionnellement associés aux femmes (cueillette, récupération et couture), elle compose, à la manière des courtepointes, des corps hybrides où les éléments du vivant coexistent sans hiérarchie.

Poursuivant les procédés de collage et de recyclage déjà présents dans ses œuvres antérieures, notamment Île 1 (2019, collection de la Ville de Mont-Laurier), elle assemble des fragments de toiles représentant êtres vivants et objets. Par des jeux de formes, de couleurs et de textures, elle crée des tensions qui évoquent la transformation constante du vivant et notre lien au milieu naturel.

À la fois féministe et écoresponsable, cette exposition invite à reconnecter le corps à son environnement par une expérience profondément sensorielle. S’inscrivant dans une démarche écoféministe, le projet interroge la place du corps, de la nature et du travail manuel dans nos sociétés.

Les œuvres de Nathalie Candelon Morel surprennent et invitent à ralentir, à observer et à renouer avec le vivant. Elles rappellent, avec sensibilité, que nous faisons partie d’un même écosystème.

Du 7 août au 27 septembre.

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